Prêt d'argent à un proche : quels risques ?
Prêt d'argent à un proche : quels risques ?
Aider financièrement un proche est un acte courant de solidarité. Mais les relations affectives ne font pas toujours bon ménage avec la sphère de l’argent. Pour éviter les déconvenues, mieux vaut faire les choses dans les règles.
La somme peut être modeste et se limiter à quelques centaines d’euros pour dépanner un ami. Mais elle peut être plus importante et atteindre plusieurs milliers d’euros, pour aider un enfant à s’installer.
Quel que soit le chiffre, les Français ont à cœur d’épauler un proche en difficulté financière : en 2006, dernière statistique connue, 12 % de nos concitoyens ont bénéficié d’un prêt de la part d’un membre de leur famille, le double chez les 18-24 ans, indique le Crédoc (Baromètre des solidarités familiales en France, enquête réalisée par le Crédoc en octobre 2006 et publiée en février 2007).
Prêter de l'argent : la reconnaissance de dette
Reste à maîtriser cette irruption de l’argent dans des relations jusque-là placées sur le registre de l’affectif. "Le prêt fait entrer les membres de la famille ou les amis sur un terrain nouveau, observe Marie-Claude François-Laugier, psychologue clinicienne et auteure de plusieurs ouvrages sur ce sujet ("Comment régler ses comptes avec l’argent" (2004) et "L’argent dans le couple et la famille" (2007), aux éditions Payot).
L’argent est très souvent un sujet qui gêne, lourd de non-dit, et rares sont les personnes parfaitement claires dans leurs rapports avec cet univers." Du coup, la réticence à parler d’argent avec un proche, combinée à l’apparente simplicité de l’acte de prêter, conduit fréquemment à s’en tenir au strict minimum en termes de formalisme.
"Lorsque j’ai prêté une somme à mon neveu, nous n’avons ni rédigé de reconnaissance de dette, ni même évoqué d’échéance pour le remboursement", admet Jean-Claude, 45 ans.
Argent : le prêteur risque de ne pas être remboursé
Aider financièrement un proche expose son auteur à des conséquences qu’il doit connaître. D’abord, celle de n’être que partiellement remboursé - voire pas du tout - par un emprunteur en difficulté, négligent, ou carrément indélicat lorsqu’il prétend que l’argent lui a été donné. Si aucune statistique n’est disponible dans ce domaine en France, un sondage réalisé en 2008 au Canada révélait que 26 % des prêteurs n’avaient jamais été remboursés intégralement…
"Les gens n’en sont souvent pas conscients, mais le prêt entre particuliers fait partie des actes graves, pour celui qui avance l’argent comme pour celui qui en bénéficie, rappelle Me Jean-Michel Boisset, notaire à Bretteville-l’Orgueilleuse (Calvados).Lorsqu’un emprunteur choisit de ne pas s’adresser à une banque, c’est qu’il y a des raisons. Il faut s’interroger sur sa solvabilité, sur les garanties qu’il peut fournir, se demander si le prêt est la solution la mieux adaptée à sa situation. Il peut s’agir d’un cadeau empoisonné, qui va amener une personne à s’endetter au-delà du raisonnable.
Il faut aussi envisager le cas où l’une des deux parties décède, les héritiers du prêteur pouvant se montrer plus exigeants sur les échéances de remboursement, ceux de l’emprunteur pouvant contester le paiement du solde."
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Dans votre article très bien rédigé vous parlez de l'imposition des intérêts au niveau du prêteur
Mais il y a aussi la possibilité de consentir un prêt avec une clause d'indexation qui ne génère pas d'imposition ( mais attention cette clause est très encadrée tant au niveau de l'index possible que du mode de rmebouorsement )
( voir par exemple le guideLefebvre 2011 article 8790 )
Bb1941