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Perte d'emploi : comment faire face aux crédits ?
- Actualisé le mercredi 5 mars 2008
Un prêt pour l'achat d'un logement est un investissement important qu'il faut rembourser sur une période parfois très longue. En cas de licenciement, les assureurs proposent l'adhésion à une assurance "perte d'emploi". Quelle est son utilité et ses limites ?
Moins souvent imposé par les établissements de crédit : l'assurance perte d'emploi. Mais les assureurs ont durci les conditions de mise en œuvre de cette garantie.
Ne peut y souscrire qui veut
Les assurances perte d'emploi ne s'adressent qu'aux salariés bénéficiant d'un contrat de travail à durée indéterminée. Bon nombre de personnes ne peuvent donc adhérer à un tel contrat. Certains assureurs exigent en outre une ancienneté d'au moins six mois ou un an chez le même employeur.
Les personnes ne pouvant souscrire une assurance perte d'emploi :
- Celles ne cotisant pas à l'Assedic (fonctionnaires, professions libérales, commerçants…).
- Celles qui occupent un emploi précaire : intérimaires, personnes en période d'essai, en chômage partiel...
D'autres cas d'exclusion sont souvent prévus :
- Les personnes ayant dépassé un certain âge (le plus souvent de 50 à 60 ans) n'entrent pas dans le champ des bénéficiaires.
- Celles se trouvant en préavis de licenciement ou en préretraite.
Il existe généralement un âge limite au-delà duquel aucune indemnisation ne peut plus être versée (parfois 55, 60 ou 65 ans).
Si vous avez demandé à bénéficier de cette assurance, mais que vous n'obtenez pas l'accord de l'assureur, vous pouvez demander l'annulation du prêt dans le délai maximal d'un mois, sans frais ni pénalités (art. L 312-9 du Code de la consommation).
