Pour aller plus loin
Halte à la fraude aux prestations sociales !
- Publié le mercredi 12 mars 2008
Pour obtenir des prestations d’un organisme de protection sociale, certains n’hésitent pas à falsifier une déclaration ou à produire de faux documents. Contre ces pratiques frauduleuses, les moyens de lutte s’intensifient.
Les mesures de rétorsion s’échelonnent de la simple sanction administrative à l’application de pénalités financières, jusqu’à des peines de prison dans les cas les plus graves. Elles peuvent viser non seulement les assurés mais aussi des professionnels de santé, des établissements ou des employeurs. À titre indicatif, en 2006, les caisses d’assurance-maladie ont engagé 1 616 procédures pénales ayant donné lieu à des condamnations financières pour un montant total de 2,4 millions d’euros.
Des contrôles accrus
Parmi les priorités figure la lutte contre les arrêts de travail injustifiés. À partir de 2005, tous les arrêts maladie d’une durée supérieure à deux mois ont été systématiquement vérifiés et, depuis août 2007, les contrôles s’exercent à partir du 45e jour d’arrêt. Les arrêts de courte durée font aussi l’objet de contrôles, notamment auprès des assurés qui ont cessé leur travail plusieurs fois au cours des douze derniers mois.
En 2008, l’assurance-maladie va étendre sa surveillance aux indemnités journalières perçues au titre des accidents du travail. Il s’agira, par exemple, de repérer les salariés qui déclarent un accident de la vie courante en accident du travail ou qui, avec la complicité de leur employeur, gonflent artificiellement leur salaire pour obtenir des indemnités plus élevées.
Une prévention active
De son côté, la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) mène également une politique de maîtrise des risques. Pour déceler les fraudes, elle s’appuie sur quatre types de vérification :
- le contrôle sur pièces (grâce aux justificatifs fournis) ;
- l’inspection au domicile de l’allocataire par un agent assermenté chargé d’auditer l’ensemble de son dossier ;
- le recoupement des informations par échanges informatisés avec d’autres institutions, (ANPE, Assedic, la Direction générale des impôts). Un développement de ces échanges d’informations est prévu en 2008 ;
- la confrontation interne des dossiers (cohérence des droits selon la situation de l’allocataire).
Cette politique de prévention active permet de détecter de nombreuses erreurs involontaires générant des indus, mais aussi des manœuvres frauduleuses (fausses déclarations, faux documents…). En 2006, 3 654 cas de fraude ont été enregistrés pour un préjudice financier établi à 35,1 millions d’euros. Bien que ce montant soit considérable, la Cnaf souligne la nécessité de le "rapporter aux 64,1 milliards d’euros de prestations versées par la branche famille".
Vos réactions (4)
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mardi 15 avril 2008 / sergio60750
la fraude à l'assurance maladie n'est pas nouvelle:d'abord trop de médecins complaisants ,qui délivre des arrets de travail
trop facilement; j'ai meme vu un généraliste donner un arret de travail pour une tierce personne qu'il n'avait meme pas examiné.et que dire des ""accidents du travail"" qui surviennent le lundi matin?? -
vendredi 18 avril 2008 / patrice
Depuis dix ans je travail dans une grande enseigne de l'agoalimentaire, 800 salariés .
Pour commencer , j'ai été victime d'un accidents du travail , panaris au doigt , on ma harceller pour que je ne prenne pas mes jours d'arrêts de travail ,mon responsable m'envoyait faire des soins au fromage !
Bravo l'entreprise qui est blinder de certification iso et plus.
Depuis ce jours j'ai compris comment la fraude des employeurs était organiser .
J'ai pris des mandats syndicaux , j'ai contacter les cpam, cram, inspections du travail, ect mais je ne suis pas parvenu a endiguer les fraudes des patrons qui vont en empirant , je pourrai en écrire un livre .
Alors on ne peut continuer a accuser les salariés qui de plus exercent souvent leurs travail dans la pénibilité. -
dimanche 4 mai 2008 / jille13
depuis 2004 une femme de mon entourage reçoit une pension d invalidité pour une dépréssion qu elle n a pas !il suffisait de consulter un psy intouchable payer en espéces et hop! jamais de controles!ses médicaments la sécu lui rembourse et elle les jette.je tairais ici ce qu elle touche comme indemnités !
c est bien mieux que le millionnaire à vie!!!
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mardi 17 juin 2008 / castltoulouse
les contrôles doivent être renforcés, mais ilfaut se donner des moyens, aller dans les foyers, assez que pour des malhonnêtes tout le monde "paie". Si les médeins ne délivrent pas d'arrêts maladie, les "tirs au flan" seront bien obligés d'aller bosser. Le gros soucis en France, c'est que l'on "tape" tjrs sur les mêmes gens, honnêtes et travailleurs, on prend jamais le problème à la racine, et regardez la situation du moment : un vrai désastre !!!!!!!!!!
