Pour aller plus loin
Faire face à un contrôle fiscal
- Actualisé le mercredi 12 mars 2008
Lorsqu'un agent des impôts découvre des anomalies sur un dossier fiscal, il le fait savoir au moyen d'une proposition de rectification. Cela ne signifie pas forcément que vous allez devoir payer.
Correction sans pénalité
Si vous reconnaissez votre erreur, il suffit d'accepter la correction du montant déclaré au plus tard dans les trente jours. La bonne nouvelle ? Vous n'êtes plus pénalisé.
Auparavant, l'impôt sur ces revenus "oubliés" était automatiquement calculé sans tenir compte de l'abattement de 20 % normalement appliqué sur les salaires et certains autres revenus. Aujourd'hui, cette erreur ne vous coûte rien de plus que le rappel d'impôt.
Attention ! Si vous vous trompez chaque année, l'administration finira par douter de votre bonne foi !
Comment contester
Si vous contestez la correction demandée par l'administration, envoyez un courrier pour vous justifier et fournir si besoin les documents nécessaires.
Si l'administration se range à vos arguments, l'affaire sera classée.
Le centre des impôts n'accepte pas vos arguments ou juge vos justificatifs insuffisants ? Le fisc vous adresse une proposition de rectification où il indique le montant de l'impôt qu'il vous réclame. Vous disposerez de trente jours pour lui faire part de vos observations.
"L'administration doit y répondre. Mais dès qu'elle l'a fait, si elle maintient sa position, elle a le droit de mettre en recouvrement le supplément d'impôt qu'elle estime dû", indique Me Louis-Marie Bourgeois, avocat au barreau de Paris.
