Crédit : devez-vous choisir un taux fixe ou révisable ?
- Actualisé le mardi 11 mars 2008
Des garde-fous pour éviter les dérapages
Pour éviter que votre mensualité ne s'envole ou que la durée de remboursement ne s'allonge trop, de nombreux prêts à taux révisable sont assortis d'un garde-fou : la banque prévoit au départ un taux maximal (un "cap") que le crédit ne pourra jamais dépasser. Ce cap est souvent fixé à 2 % ou 3 % au-dessus du taux initial, par exemple 6,50 % ou 7,50 % hors assurance si vous empruntez au départ à 4,50 %.
Autre variante : certaines banques encadrent le taux de leur prêt révisable dans un "tunnel". Elles garantissent un taux plafond mais fixent aussi un taux plancher, en dessous duquel le crédit ne pourra pas baisser.
Taux révisable : bonne ou mauvaise affaire ?
Depuis plus de dix ans, les emprunteurs qui ont opté pour un prêt à taux révisable ont, dans l'ensemble, été gagnants : le coût de leur crédit s'est allégé car les taux d'intérêt ont régulièrement diminué en Europe. Mais ils sont aujourd'hui descendus fort bas. Il y a donc peu de chances pour qu'ils baissent encore de façon importante. Il est même probable qu'ils remontent si la croissance économique se fait plus vigoureuse.
Le contexte est donc peu porteur pour les prêts à taux révisable. Mais il leur reste l'avantage d'être au départ moins chers que les crédits à taux fixe. L'écart est variable selon les périodes, mais il arrive que le taux d'un prêt révisable soit au départ inférieur de 1 % - ou même davantage - à celui d'un crédit à taux fixe.
Or les premières années d'un crédit sont les plus coûteuses en intérêts, car ils sont calculés sur le capital que vous devez encore à la banque, plus important au début qu'en fin de parcours, où vous en aurez déjà remboursé une large partie.
Ne pas savoir à l'avance... Résultat ? Profiter d'un taux plus faible au départ - même s'il est majoré ensuite - permet parfois de faire quand même des économies.
Conclusion : choisir un prêt à taux révisable, c'est donc accepter de ne pas savoir à l'avance si vous faites ou non une bonne affaire…
