Collision avec un grand gibier : qui paie ?

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Collision avec un grand gibier : qui paie ?

Depuis 2003, tous les conducteurs qui percutent un animal sauvage sont indemnisés pour les dommages corporels et matériels. Même s’ils n’ont souscrit que le contrat responsabilité civile automobile de base.

23 500 collisions par an

Tous les ans, on recense environ 23 500 collisions d’automobiles avec de grands gibiers, entraînant des dommages corporels et/ou matériels plus ou moins graves. Six fois plus qu’au milieu des années 1980, révèle l’Office de génie écologique (OGE), dans une enquête publiée dans le mensuel "Faune sauvage" en février 2008.

Outre l’intensité du trafic, l’abondance des animaux explique cette évolution : le nombre de sangliers, par exemple, a quintuplé en vingt ans. Amenés à se déplacer beaucoup au printemps, pour marquer leur territoire, les chevreuils provoquent 69 % des collisions, devant les sangliers (24 %) et les cerfs (7 %), deux espèces très mobiles à l’automne. Les accidents se produisent surtout dans le massif forestier landais, l’Alsace, la Lorraine, la Seine-et-Marne et la Sologne.

L’absence de responsable

À la différence de l’animal domestique, la faune sauvage n’appartient à personne (en droit, on la qualifie de "res nullius", la "chose de personne"). Impossible donc de désigner un responsable à qui demander réparation des dommages.

Comment alors se faire indemniser ? "La démarche consiste toujours à contacter son assureur, qui fera lui-même appel au Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO)", répond Christine Saint-Andrieux, ingénieur au Centre national d’étude et de recherche appliquée (CNERA), au sein de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Toutefois, pour obtenir l’intervention du FGAO, il convient que l’accident soit survenu sur une voie ouverte à la circulation publique (pas sur une route ou un chemin privés) et qu’aucun responsable n’ait été désigné (éleveur, société de chasse, propriétaire du terrain, notamment en cas de lâcher de gibier ou de battues).

1 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par Seb Jeudi 25 novembre 2010
le 23 octobre 2010, la loie à modifié le régime d'indemnisation des accidents matériels lors des collisions avec un grand gibier. Dorénavant les collisions ne sont plus prises en charge par la FGAO, ce qui implique que l'assuré au tier ne peux plus prétendre à la moindre indemnisation. Ceci implique également un malus pour les personnes assurées "tous risques".
Ce grave retour en arrière me parait particulièrement particulièrement mal venu à une période ou le grand gibier pullule suite à un quasi élevage par les chasseurs.
Les chasseurs sont tenus responsables des dégâts portés aux cultures, si la charge de l'indemnisation des victimes devenait trop forte pour le FGAO pourquoi ne pas s'être tourné vers les chasseurs pour indemniser les victimes collatérales de la gestion déraisonnée des populations de chevreuils et sangliers.
Peut être parce que Frédéric Nihous est nouvellement adhérent de l'UMP ?
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