Comment obtenir un crédit jeune ou un prêt étudiant

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Ordinateur, permis de conduire, études… À la rentrée, les étudiants ne manquent pas de raisons d’emprunter. D’autant que les banques leur ouvrent leurs portes, pour un euro par jour.

Le permis à un euro par jour

Financer son permis de conduire pour seulement un euro par jour ! Cette formule choc a été lancée en 2005. Trop beau pour être vrai ? Non, les banques consentent bel et bien à leurs jeunes clients des crédits qui se remboursent à raison d’une trentaine d’euros par mois.

Le prêt qui finance le permis de conduire (voir le site www.securite-routiere.gouv.fr) s’insère dans un cadre relativement rigide (décret n° 2005-1225 du 29 septembre 2005), car… il est gratuit ! La banque avance l’argent, ne prélève aucun frais de dossier, et c’est l’État qui prend les intérêts à sa charge.

S'adresser à une auto-école partenaire

De son côté, le jeune emprunteur a l’obligation de s’adresser à une auto-école partenaire de l’opération, de lui demander un devis et de le présenter à sa banque, qui délivrera alors un crédit de 800, 1 000 ou 1 200 € (parfois 600 €) dont elle versera directement le montant à l’auto-école.

Il restera à l’apprenti conducteur à rembourser à la banque le capital emprunté, au rythme de 30 € maximum par mois.

Prêts étudiants : de 1 000 à 30 000 euros

Les autres prêts proposés par les banques sont, eux, "payants" : le jeune qui souscrit un crédit acquitte des intérêts. Les plus connus, destinés à financer les études supérieures, peuvent atteindre 30 000 €. Ils bénéficient d’un avantage : leur remboursement ne démarre souvent qu’après la fin du cursus universitaire.

Financer l'achat d'une voiture ou d'un ordinateur

Une fois les études financées, pour acheter un ordinateur, s’offrir une voiture ou aménager leur studio, certains se tourneront vers les minicrédits concoctés pour eux par la plupart des banques, d’un montant généralement compris entre 1 000 et 3 000 €. Leur remboursement démarre tout de suite et s’étend sur un à trois ans.

Des prêts sous conditions

Si, pour attirer une clientèle jeune, les banques font volontiers un effort sur les taux d’intérêt et offrent éventuellement les frais de dossier, elles n’accordent pas ces prêts les yeux fermés. Même dans le cadre d’une opération initiée par l’État, comme le permis à un euro, le crédit ne constitue ni un droit pour le jeune, ni une obligation pour l’établissement financier.

La banque prend la décision d'accorder le crédit

Ce dernier conserve la faculté de consentir ou non le crédit. Sa décision repose sur l’analyse des garanties qu’apporte l’emprunteur de mener à bien le remboursement du crédit.

La banque vérifiera donc que son jeune client dispose de revenus suffisants (job étudiant) ou qu’il est en mesure de fournir une caution familiale. Dans ce dernier cas, s’il ne parvenait pas à assumer ses mensualités, la banque demanderait à ses parents de les rembourser à sa place.

Pour le permis à un euro, lorsque le candidat ne reçoit aucun revenu, la loi a prévu de lui donner la possibilité de coemprunter avec ses parents.

Crédit étudiant, prêt jeune... choisir la bonne formule

À chacun de faire ses comptes.

Il ne faut pas s’engager à la légère. Établir un budget est indispensable pour calculer quelle mensualité on peut réellement assumer, même les mois où les dépenses sont plus importantes que d’habitude", prévient Sylvie Campredon, consultante.

Conserver des économies

On veillera aussi à conserver quelques économies pour faire face aux imprévus - un dégât des eaux, la voiture qui tombe en panne - ou à une chute inattendue de revenus (perte d’un job étudiant).

On confrontera les conditions des différentes formules (crédit étudiant, prêt jeune, etc.), pour choisir la mieux adaptée à ses besoins… et la moins chère.

Gare à la multiplication des crédits

Gare enfin… à la multiplication des crédits. Trente euros à rembourser pour l’ordinateur, autant pour le permis, sans oublier un petit découvert à combler aussi chaque début de mois, cela finit par mobiliser une partie importante des ressources mensuelles d’un étudiant.

Pas avant 18 ans… en général

C’est la loi : pour accéder au crédit, une personne doit être majeure. Avant 18 ans, normalement, point de crédit. Sauf… que la réglementation qui a institué le permis à un euro en ouvre l’accès aux jeunes dès leur 16e anniversaire.

Les parents peuvent souscrire l'emprunt pour leur enfant mineur

Contourner cette contradiction apparente ne pose en réalité aucun problème. Dans cette situation, il est prévu que les parents souscrivent l’emprunt au nom de leur enfant sans que cela fasse obstacle à la prise en charge des intérêts par l’État.