Dettes : le conjoint est-il solidaire ?

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En cas de dette excessive

Le principe de solidarité ne joue pas lorsque la dette ménagère contractée par un des époux est manifestement excessive, compte tenu notamment du train de vie de la famille et de l'utilité de la dépense. Par exemple, l'achat d'une télévision à écran plat, au prix de 3 500 € est considéré comme excessif pour un couple aux revenus modestes.

Le régime matrimonial des époux retrouve alors toute son importance. Pour se payer, le créancier peut en effet saisir des biens communs, si les époux sont mariés sous le régime légal. Il peut aussi saisir les revenus ou les biens propres de l'époux qui a engagé la dépense, mais en aucun cas les biens propres et les salaires du conjoint "non responsable de la dette", quel que soit le régime matrimonial.

Caution et emprunt annulent la solidarité

Lorsque la dépense faite par un des époux ne concerne pas l'entretien du ménage ou l'éducation des enfants, le principe de solidarité ne s'applique pas.

C'est ainsi que l'époux qui, sans l'accord de son conjoint, s'est porté caution (pour un crédit ou un bail) pour le compte d'un tiers, engage ses biens propres et ses revenus (après participation aux charges du ménage), mais pas ceux de son conjoint. Dans ce cas, même si le couple est marié sous le régime légal, les biens communs ne peuvent être saisis pour honorer la caution.

De même, lorsqu'un époux contracte seul un emprunt, il n'engage que ses biens propres et ses revenus. Pour saisir les biens communs, les créanciers doivent avoir l'accord exprès du conjoint, qui dans ce cas, n'engage pas ses biens propres. Une nuance, toutefois.

D'après une jurisprudence constante, si l'emprunt signé par un époux porte sur des "sommes modestes nécessaires aux besoins de la vie courante", les deux conjoints redeviennent solidaires. Les créanciers peuvent donc saisir, au choix, des biens communs, les salaires ou les biens propres de l'un ou l'autre des époux.

L'appréciation des tribunaux

Les tribunaux statuent en fonction de l'objet du crédit (est-il vraiment nécessaire à la vie courante ?) et du niveau de ressources du ménage (la notion de "sommes modestes" est bien entendu variable selon les familles). Ainsi, l'amélioration du logement d'une famille a-t-elle été considérée par les tribunaux comme "nécessaire", contrairement à l'achat d'une voiture par le mari.

4 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par Ecrivain13 Mardi 27 juillet 2010
Restez calme! Je paie les dettes de mon ex femme. Dépenses compulsives, dues à la dépression et à l'alcoolisme. Maintenant, je ne touche plus que 450e par mois, de retraite, pour incapacité au travail. Je ne m'inquiète plus!
Par lili51426 Samedi 30 janvier 2010
N'IMPORTE QUOI!!!! les concubins ne sont JAMAIS et AUCUN CAS solidaires des dettes. Et à chaque fois qu'un juge INCOMPETENT applique la solidarité des dettes entre concubins, son arrêt est SYSTEMATIQUEMENT CASSE par la cour de cassation alors arrêtez un peu vos délires, bande d'incultes.
Par deleglod Mardi 17 novembre 2009
Longtemps que l'on entend parler de tout cela .
Pour ma part ,j'ai tout payé ;L'avocat ne m'a pas defendu suffisemment e n'a jamais tenus compte des mensonges de ma femme
L'avocat ne fait pas la pluie et le beau temps , mais il y participe
Aussi aura tu , la chance car comme tu dit les 3/4 t'appartienne , donc le reste est a elle ,,,bon pour la saisie
Par L248 Mardi 14 octobre 2008
bonjour je suis proprio de ma maison et de ma voiture acheté avant notre rencontre je paie tous les travaux de rénovation de mon bien ainsi que les charges gaz élect R.C etc .....ma nouvelle compagne domicilièe chez moi n'intervenant que dans les frais alimentaires....j'ai une pension alimentaire à payer ....on lui réclame des arrièrés de pension alimentaire pour sa fille avec menace d'huissier peut on saisir MES biens vu que les 3/4 m'appartiennent ???
et pour l'avenir comment protéger mes biens maison voiture argent tout cela devant revenir à mes propres enfants ....
merci de m'éclairer ....
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