Prêts révisables : faut-il redouter la hausse des taux ?

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Les clés du crédit à taux variable
Prêts révisables : faut-il redouter la hausse des taux ?

Avoir souscrit un crédit immobilier à taux révisable et constater que les taux d'intérêt remontent peut inquiéter. Pas de panique, tout est prévu dans le contrat pour éviter les dérapages.

Les taux d'intérêt avaient beaucoup baissé au cours des années 1990 et au début des années 2000. Mais, depuis décembre 2005, la Banque centrale européenne a progressivement remonté le niveau de son taux indicateur, qui donne le "ton" au marché.

Ainsi, les taux réellement pratiqués à trois mois sont passés de 2,15 % en décembre 2004 à 3,73 % en décembre 2006 et même 4,76 % en octobre 2007, soit une hausse de plus de deux points et demi en près de trois ans.

Cette nouvelle situation n'est pas sans conséquences pour les ménages qui ont souscrit un prêt révisable : le taux de leur crédit a, lui aussi, augmenté. C'est le principe même de ces prêts.

Révisable à la hausse ou la baisse

En cours de remboursement, leur taux d'intérêt est régulièrement modifié pour tenir compte de l'évolution des taux pratiqués sur les marchés financiers. Il est en effet indexé, souvent sur l'Euribor trois mois ou un an, et réajusté, à la hausse ou à la baisse, en général une fois par an (mais ce peut être chaque trimestre), à la date anniversaire de la souscription.

En pratique, dans tous les cas, la banque qui a consenti le crédit révisable examine le niveau atteint par l'indice de référence (l'Euribor trois mois ou un an, etc.), le compare à celui observé un an ou un trimestre plus tôt et applique cette variation sur le taux du prêt.

14 % des prêts en France

Ces crédits sont peu nombreux en France : ils représentaient 14 % des prêts en cours fin 2006, indique la Commission bancaire. Les emprunteurs qui les ont choisis ont souvent pris cette décision parce que le taux d'intérêt de départ sur ce prêt révisable était nettement plus avantageux que celui accordé pour un crédit à taux fixe.

Lorsque l'écart entre les deux était important, comme en 2004, "les prêts à taux révisable ont représenté plus de 17 % des nouveaux crédits souscrits par notre entremise", observe Christophe Crémer, courtier en crédit.

Ce n'est plus le cas aujourd'hui, car ils ne sont plus aussi compétitifs face aux crédits à taux fixe (10,3 % des emprunts souscrits en 2006 l'étaient à taux révisable, précise la Commission bancaire).

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