Prêts révisables : est-ce le moment de souscrire ?

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Prêts révisables : est-ce le moment de souscrire ?

Quand les taux d’intérêt diminuent, les prêts immobiliers à taux variable séduisent de nouveau certains acquéreurs. Ce que vous devez savoir.

Taux fixe ou révisable ?

Vous avez déniché la maison de vos rêves et vous vous apprêtez maintenant à signer le compromis de vente. Certes, vous avez déjà bâti votre plan de financement, mais vous vous interrogez : devriez-vous souscrire l’emprunt à taux révisable dont votre banquier vient de vous parler ou lui préférer celui qui affiche un taux fixe ?

Avec un taux fixe, on le sait, quel que soit le niveau ultérieur des offres de crédit, celui du prêt que l’on a souscrit ne bouge pas et la mensualité reste stable. C’est rassurant. Cependant, si votre conseiller financier a évoqué les crédits à taux révisable, c’est parce qu’ils redeviennent attractifs.

Ainsi, fin septembre 2009, un emprunteur prêt à s’endetter sur vingt ans pouvait obtenir un taux d’intérêt tournant autour de 3 % hors assurance sur ces prêts, contre 4,10 % environ pour un crédit à taux fixe. Une différence alléchante qui ne doit pas faire oublier la particularité des prêts révisables : leur taux change régulièrement, selon l’évolution des taux d’intérêt sur les marchés financiers.

Si les taux d'intérêts augmentent

"Périodiquement, la banque regarde si cet indice a augmenté ou baissé et répercute son évolution sur le taux du crédit", explique Maël Bernier, courtière en crédit. Cette révision a souvent lieu une fois par an, à la date anniversaire de la souscription du prêt. Bien sûr, une hausse ou une baisse du taux d’intérêt sur un crédit révisable en cours entraînent la modification de ses conditions de remboursement. Ainsi, une remontée du taux entraîne une augmentation de la mensualité.

"Parfois, seule la mensualité augmente. Mais sur certains prêts, si cela ne suffit pas pour compenser la hausse du taux d’intérêt, la durée de remboursement s’allongera aussi", prévient Jean Bosvieux, directeur des études de l’Agence nationale pour l’information sur le logement. Vous rembourserez, par exemple, votre prêt durant une ou deux années supplémentaires. À moins, bien entendu, qu’une baisse du taux ultérieure permette de revenir à la durée initiale.

D’autres crédits à taux variable prévoient enfin que, lorsque leur taux grimpe, la durée de remboursement s’allonge d’abord, la mensualité restant identique. "Cette prolongation excède rarement cinq ans", souligne Maël Bernier. Lorsque la durée a été allongée au maximum, la mensualité peut être majorée ensuite.

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