Pour aller plus loin
Le découvert bancaire en pratique
- Publié le vendredi 4 janvier 2008
Chaque année, des millions de Français recourent à une facilité de paiement. Cette pratique courante répond à des règles de fonctionnement précises, à connaître pour éviter les mauvaises surprises.
"Pour nombre de gens, le recours aux facilités de paiement constitue désormais une pratique habituelle", constate Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université Paris-X Nanterre.
Simple d’accès et exempt de frais de dossier, le découvert semble le meilleur moyen pour faire face à une fin de mois difficile ou à une irrégularité temporaire de rentrées financières. Encore faut-il en connaître la mécanique pour s’éviter certains déboires.
Deux pratiques différentes
Facilité de caisse ou découvert autorisé, ces deux termes recouvrent une même réalité - l’acceptation par le banquier d’un compte temporairement débiteur - mais correspondent à deux pratiques différentes.
"On parle de facilité de caisse lorsqu’il s’agit de pallier des difficultés de trésorerie de courte durée, cette autorisation ponctuelle de découvert étant généralement accordée dans le cadre de la convention de compte, pour un débit passager de quinze jours maximum par mois", explique Philippe Caplet, directeur du centre d’information bancaire de la Fédération bancaire française (FBF).
Le découvert autorisé répond à un besoin de trésorerie, toujours temporaire, mais le montant n’en est pas limité. "Il permet de faire la soudure quelques semaines durant lorsque le compte est en débit suite à un décalage de trésorerie ou encore en cas d’utilisation anticipée d’une rentrée de fonds attendue", poursuit Philippe Caplet.
Formaliser l’autorisation
La banque demandera une ou plusieurs garanties en cas de débit important. Le découvert autorisé ne peut excéder 90 jours. Au-delà, le banquier est dans l’obligation légale de présenter à son client une offre de prêt personnel.
Quelles que soient sa forme et son importance, le découvert fera systématiquement l’objet d’un accord préalable écrit entre la banque et vous. "Il ne faut jamais se contenter de l’engagement oral de son conseiller bancaire", note un professionnel. Ce document précise la durée du découvert, son montant et, bien entendu, son taux.
