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Jeunes : les premiers pas dans la banque

Jeunes : les premiers pas dans la banque


  • Actualisé le lundi 17 mars 2008

À 16 ans : le premier compte chèques pour bénéficier d'une carte de paiement

L'enfant a le droit de profiter de son livret jeune jusqu'au 31 décembre de l'année de ses 25 ans. Passé cet âge, il devra le fermer. Mais bien avant, pour affirmer son autonomie et faire des achats dans les magasins, il aura, en général, déjà eu envie de disposer d'un chéquier et d'une carte de paiement.

Ce qui est possible s'il a au moins 16 ans et s'il ouvre cette fois un vrai compte courant. L'accord des parents sera bien sûr requis pour cette opération, du moins tant que l'enfant est mineur, car ils doivent se porter caution pour lui. Leur responsabilité est donc engagée : si le compte de l'adolescent se retrouvait à découvert, la banque pourrait se retourner vers eux pour obtenir le remboursement de cette dette.

Pour rassurer les parents et éviter les dérapages, nombreuses sont les banques qui proposent à leurs jeunes clients de choisir plutôt une carte de paiement à autorisation systématique (Maestro ou Visa Electron). Cette carte ne permet de payer un achat ou de faire un retrait aux distributeurs que dans la limite des sommes disponibles sur le compte. Autre avantage : elle est souvent moins chère qu'une carte de paiement classique (Eurocard ou Visa).

Quels droits pour les parents ?

Chaque personne ne peut détenir qu'un seul plan d'épargne logement (PEL) et un seul compte épargne logement (CEL), sur lesquels les versements sont plafonnés. Pour pouvoir investir davantage dans ces placements, de nombreux parents ont ouvert aussi des PEL et des CEL au nom de leurs enfants mineurs.

À qui appartient l'argent qu'ils y ont placé ? À l'enfant, puisque le placement est à son nom. Mais, jusqu'à ses 16 ans, ses parents administrent ses biens. Ils peuvent donc retirer cette épargne s'ils le souhaitent. Simplement, la banque demandera pour cela leurs deux signatures.De même, ils pourront décider que l'enfant leur cède les droits à prêt obtenus sur ces produits d'épargne (mais ils doivent détenir eux-mêmes, selon les cas, un CEL ou un PEL souscrit depuis un certain temps).Lorsque l'enfant a fêté ses 16 ans, la banque doit veiller à ce que ses intérêts soient préservés, car il sera bientôt majeur et pourra alors disposer librement de ses biens.

Avant d'autoriser un retrait important ou la fermeture des placements ouverts à son nom, elle peut donc demander l'autorisation du juge des tutelles.

À 18 ans : majorité et indépendance

À 18 ans, les jeunes ont le droit d'ouvrir un compte bancaire sans l'autorisation des parents, et même d'emprunter. Les banques ne leur proposent toutefois que des crédits adaptés à leurs capacités de remboursement.

Ce sera, par exemple, une petite facilité de trésorerie (découvert autorisé) pour les fins de mois difficiles, éventuellement un crédit à la consommation pour acheter un micro-ordinateur ou équiper le premier studio, ou encore un crédit étudiant. En général, dès que le montant en jeu est significatif, la banque souhaite que les parents cautionnent les jeunes emprunteurs.

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