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Fraude à la carte bancaire : réagissez vite
- Publié le mardi 8 janvier 2008
Les cartes bancaires représentent un moyen de paiement fiable. À condition de rester vigilant et d’adopter les bons réflexes en cas de problème.
Une confiance confortée par un taux de fraude modeste : 0,064 % en 2006, comme en 2005, selon le même observatoire. La contrefaçon des cartes régresse et ne compte plus que pour 16 % des problèmes. La perte et le vol constituent le principal souci (48 % de la fraude nationale), devant l’usurpation du numéro de la carte (31 %).
Les principales difficultés proviennent de transactions réalisées à l’étranger : 60 % du total des fraudes, alors qu’elles comptent pour moins de 10 % des paiements par carte réalisés par les Français.
Pour lutter contre ces difficultés, les banques ont développé le système de la carte à puce, plus sûr. Spécificité française, il est en cours de développement dans d’autres pays, notamment en Europe, ce qui devrait limiter les fraudes réalisées à l’étranger sur les cartes des Français.
Des précautions indispensables
Désormais, les utilisateurs connaissent bien les règles de base : ne pas prêter sa carte, ne jamais communiquer son code secret, le taper en se cachant des regards indiscrets, ne pas quitter la carte des yeux lorsque l’on règle un achat, etc.
Mais cela ne suffit pas. Par exemple, il est préférable d’éviter de retirer de l’argent dans un distributeur qui semble endommagé et qui pourrait avoir été trafiqué. Il faut aussi penser à faire opposition si une carte est avalée par le distributeur sans raison et que l’on ne puisse la récupérer immédiatement auprès de l’agence à laquelle il est adossé.
Attention au paiement sur Internet
Une vigilance particulière s’impose quand on utilise sa carte sur Internet. Il est sage, par exemple, de ne pas stocker son numéro de carte bancaire sur l’ordinateur. Et de ne jamais l’envoyer dans un courriel, même pour répondre à une prétendue sollicitation de la banque.
"Aucun établissement bancaire ne demandera à un client de lui communiquer un numéro de carte bancaire - et a fortiori un code confidentiel - par courrier électronique ou par téléphone. Il ne faut donc jamais obtempérer à un tel message. De même, un client qui reçoit un courriel “aux couleurs” de sa banque avec un lien vers le site de celle-ci ne doit pas l’utiliser. Il risque d’être emmené vers un site factice, où un fraudeur cherchera à obtenir le numéro de la carte ou du compte bancaire", avertit Alain Thiébaut, d’Europay France.
Autre précaution : n’inscrire son numéro de carte sur un site Internet que dans un espace "sécurisé", matérialisé par la lettre "s" après http au niveau de l’adresse ou un cadenas dans le bas de la fenêtre. Enfin, on vérifiera attentivement ses relevés de compte pour détecter les paiements frauduleux et réagir vite.
