Pour aller plus loin
Faut-il assurer sa carte bancaire et son chéquier ?
- Publié le lundi 7 avril 2008
Les contrats d’assurance qui couvrent la perte et le vol des instruments de paiement garantissent aussi le remplacement des papiers d’identité et des clés.
Ce risque est faible, mais il existe. En 2006, plus de 9,4 millions de chèques étaient mis en opposition auprès de la Banque de France (en comparaison, les Français en ont émis 3,7 milliards dans l’année). Et même si la fraude sur les cartes bancaires égarées ou dérobées reste dérisoire (52,5 millions d’euros) au regard des 370 milliards d’euros de transactions réalisées grâce à ces rectangles de plastique, nul n’est à l’abri d’une mauvaise surprise, en France ou lors d’un voyage à l’étranger.
Les garde-fous de la loi
La loi, bien sûr, protège les victimes. Les paiements et retraits frauduleux réalisés avec une carte avant que son détenteur n’ait eu le temps de faire opposition ne peuvent être laissés à sa charge par la banque qu’à hauteur de 150 €.
Ce plafond ne peut être dépassé qu’en cas de faute lourde (par exemple si le code secret figure dans un document dérobé avec la carte) ou si le porteur a tardé à faire opposition. Le délai s’apprécie en général compte tenu de la fréquence avec laquelle il utilise d’ordinaire sa carte, mais peut aussi être fixé dans le contrat. Dans ce cas, il ne doit pas être inférieur à deux jours francs.
Si le compte de la victime a été débité d’un chèque qui ne portait pas sa signature, sa banque devra le rembourser. Sauf si le client lui-même a commis une faute et a par exemple laissé son chéquier bien en vue dans la voiture sans la fermer à clé, ou a inscrit son code sur sa carte bancaire ! Enfin, dans tous les cas, la banque ne peut absolument rien réclamer à ses clients pour les opérations réalisées après opposition.
