Des cautions pour appuyer un emprunt immobilier

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Des cautions pour appuyer un emprunt immobilier

Soutien parental, caution hypothécaire, nantissement, voire délégation d’assurance, autant de solutions qui permettent de débloquer les dossiers d’emprunteurs atypiques.

Si les établissements financiers exigent d’un emprunteur les meilleures garanties pour le prêt qu’il souscrit, ils vérifient avant tout qu’il est solvable, c’est-à-dire qu’il dispose de revenus suffisants pour rembourser chaque mois les échéances du prêt. En la matière, ils vérifient invariablement que les mensualités n’excèdent pas environ un tiers des ressources du ménage. 

La caution solidaire

Parfois, même avec des revenus insuffisants, un coup de pouce peut débloquer un dossier mal engagé. Émilie, étudiante en médecine, avait, elle, craqué pour un charmant deux-pièces au prix de 134 000 €. Pour l’acquérir, elle devait emprunter 121 000 €, ce que son salaire d’interne ne permettait pas, car son taux d’endettement aurait atteint 40 %.

"Nous avons trouvé une solution : la banque a accepté que mes parents se portent caution solidaire", explique-t-elle. C’était possible parce que ses parents sont propriétaires de leur propre logement et gagnent suffisamment bien leur vie pour, le cas échéant, régler les mensualités du crédit souscrit par leur fille sans mettre leur propre budget en péril. Leur caution a pris la forme d’un acte signé avec la banque d’Émilie par lequel ils s’engagent à se substituer à leur fille au cas où elle serait défaillante.

La caution, un acte lourd de conséquences

C’est un document qui nécessite d’être mûrement réfléchi, car il peut se révéler lourd de conséquences. En cas de défaillance de l’emprunteur, la banque se retournerait vers la personne qui s’est portée caution et pourrait, le cas échéant, opérer une saisie sur ses revenus, voire demander la mise en vente de son logement si elle en est propriétaire.

"Nous déconseillons la souscription d’un tel engagement compte tenu des sommes en jeu, même s’il s’agit de donner un coup de pouce à ses proches", prévient Isabelle Couëtoux du Tertre, directrice adjointe de l'Agence nationale pour l'information sur le logement (anil). Une prudence motivée par le fait qu’une fois l’acte de caution souscrit il n’est plus possible de se désengager. Il prend fin uniquement avec le remboursement de la dernière échéance, laquelle peut intervenir vingt-cinq ou trente ans plus tard.

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