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Quelles solutions pour placer ses économies à court terme ?

Quelles solutions pour placer ses économies à court terme ?


  • Actualisé le lundi 22 octobre 2007

Les rémunérations des placements de trésorerie sont en hausse. Ne laissez pas dormir votre argent, faites-le fructifier sans l'immobiliser !

Les épargnants qui veulent que leurs placements soient toujours disponibles tout en offrant des perspectives de rendement attrayantes peuvent choisir des solutions à court terme : livrets d'épargne réglementés ou bancaires, FCP et sicav monétaires.

Livret de développement durable (LDD)

Le Livret de développement durable a remplacé le Codevi le 1er janvier. Il est accessible à tous les contribuables, c'est-à-dire à toute personne fiscalement indépendante, et son taux est fixé à 3 % depuis le 1er août (2,75 % auparavant).

Sa rémunération est calculée par quinzaine

, du 1er au 15 et du 16 au dernier jour du mois, et reste exonérée d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Sachez que les banques demandent généralement un solde minimal de 15 € pour faire fonctionner le livret.

Vous pouvez y verser jusqu'à 6 000 €1

(4 600 € auparavant). En conséquence, si vous détenez un LDD (Codevi) dont le plafond de dépôts était atteint, vous pouvez ajouter 1 400 €.

Par ailleurs, les banques proposent des livrets complémentaires au LDD : lorsque ce dernier a atteint son plafond, vous pouvez verser de l'argent sur un autre compte qui produit des intérêts autour de 3 %. Les intérêts de ces comptes sur livret sont fiscalisés.

Compte épargne logement (CEL)

Si vous envisagez d'acheter un logement ou de faire des travaux dans votre domicile, ouvrez un CEL. Moins rémunérateur que le LDD (2 % brut par an soumis aux prélèvements sociaux, soit un rendement réel de 1,78 %), le CEL cumule l'avantage d'une épargne disponible et la possibilité d'obtenir un prêt immobilier à taux réduit.

Seule obligation : vous êtes tenu de verser 300 € minimum

à l'ouverture et de les y laisser ; à défaut, le CEL est clôturé. Quant aux versements, vous pouvez les faire librement, sous réserve de respecter un minimum de 75 €. Le montant total des dépôts autorisés s'élève à 15 300 €.

Pour l'emprunt, le montant du capital octroyé dépend des droits à prêt. À noter : si vous empruntez, le CEL ouvre droit à une prime d'État égale à 50 % des intérêts utilisés pour l'obtention du prêt (plafonnée à 1 144 €).

Livret d'épargne populaire (LEP)

Le LEP est le placement réglementé le plus intéressant puisqu'il rapporte 4 % par an à partir de 30 € de dépôts. Les intérêts sont exonérés d'impôt et de contributions sociales.

Seuls certains contribuables sont concernés par ce produit.

Cette année, vous pouvez ouvrir un LEP si vous avez payé au maximum 722 € d'impôt sur le revenu en 2006 (sur présentation de votre avis d'imposition à votre conseiller financier). Vous pouvez y faire fructifier jusqu'à 7 700 € de dépôts.

Les limites de l'épargne réglementée

L'épargne réglementée connaît une limite : vous ne pouvez ouvrir qu'un seul LEP et un seul livret de développement durable par contribuable. Dans un couple marié, chaque époux peut toutefois avoir le sien. En revanche, un CEL peut être ouvert au nom de chaque membre de la famille, y compris les enfants mineurs. Et rien ne vous interdit de cumuler ces différents produits.

Les comptes sur livret

Proposés par les établissements financiers, ils ne sont pas soumis aux mêmes réglementations. Le minimum de versement est de 15 €. Chaque banque fixe librement la rémunération, qui s'avère parfois différente en fonction du montant placé.

Attention ! Ces intérêts sont soumis à l'impôt sur le revenu

et aux prélèvements sociaux (11 %) ou, sur option de votre part, à un prélèvement forfaitaire libératoire de 16 % (auquel s'ajoutent les 11 % de prélèvements sociaux).

Concrètement, un compte sur livret à 2,5 % brut offre une rémunération nette de 1,825 %, après imputation de la fiscalité de 27 %. Avec ce type de livret, vous investissez ou retirez vos économies quand vous le souhaitez.

Comme pour le LDD, les intérêts sont calculés par quinzaine

. "Les sommes que vous placez commencent à produire des intérêts le premier jour de la quinzaine qui suit, c'est-à-dire à partir du 1er ou du 16 du mois selon la date du versement. Et elles cessent de rapporter le dernier jour de la quinzaine qui précède un retrait, c'est-à-dire le 15 ou le dernier jour du mois", explique Philippe Caplet, directeur du centre d'information bancaire à la Fédération bancaire française (FBF).

Inutile donc de faire un dépôt pour quelques jours. Si vous versez de l'argent le 3, par exemple, pour le retirer le 27, il ne rapporte rien. Vous devez le laisser au moins une quinzaine civile complète pour qu'il procure des intérêts. Ceux-ci sont versés sur le livret chaque année au mois de janvier.

Le compte à terme

Si vous acceptez de bloquer votre épargne quelque temps, le compte à terme offre une solution originale d'épargne à capital garanti. Vous placez une somme d'argent (chaque banque peut fixer un montant de dépôt minimal) pour une durée précise - au moins un mois - et vous recevez une rémunération connue à l'avance et garantie jusqu'à l'échéance.

Le taux d'intérêt est fixé par chaque banque

en fonction des taux sur les marchés financiers et du montant placé. Un compte à terme à un mois, par exemple, rapportait entre 3,50 % et 3,80 % fin août dernier. Les intérêts sont fiscalisés comme ceux des comptes sur livret.

Attention, "si vous avez besoin de récupérer votre épargne avant l'échéance, vous pouvez avoir à régler des pénalités, ou bien devoir renoncer à tout ou partie des intérêts, selon les conditions prévues par le contrat", souligne Philippe Caplet. Ce placement est accessible à tous les épargnants.

Le compte à terme dit "à taux progressif"

Vous pouvez aussi choisir de bloquer votre argent plus longtemps sur ce type de compte, généralement deux ou trois ans. Là encore, la rémunération est fixée à l'avance et progresse par paliers : plus le temps passe, plus votre épargne rapporte.

Périodiquement, à des dates prévues au départ, vous avez la possibilité de récupérer vos fonds sans pénalités. Cette formule a l'avantage de garantir un rendement sur une longue période, sans bloquer définitivement vos économies. La hausse actuelle des taux d'intérêt rend cette formule plus attractive.

Sicav et fonds communs de placement (FCP)

Pour plus de souplesse, vous pouvez placer votre argent dans des sicav et FCP. Ces organismes de placement collectif, composés de titres peu sensibles aux variations des taux d'intérêt (bons du trésor, certificats de dépôt…), offrent la garantie de récupérer son capital à tout moment.

Ils permettent d'acheter des parts d'un jour à l'autre

et de les revendre aussi rapidement, un peu plus cher. "Ce placement permet de faire fructifier l'épargne au jour le jour, même pour des sommes importantes, car il n'y a pas de plafond de versement", souligne Philippe Caplet.

Le gain réalisé correspond à l'équivalent d'un rendement annuel de 3 %, hors impôt. Un placement idéal si vous avez une somme d'argent à faire fructifier avant de la réinvestir. D'autant que de nombreuses banques proposent des parts à partir de quelques dizaines d'euros seulement.

Mais ces placements impliquent parfois le paiement de frais d'entrée

et de sortie lors de l'achat et de la vente des titres, voire de frais de garde. Les plus-values réalisées lors de la vente sont imposées au taux forfaitaire de 16 % (plus 11 % de prélèvements sociaux) si vous vendez dans l'année au total plus de 20 000 € de valeurs mobilières (actions, obligations, parts de sicav et FCP, etc.).

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