Index de tous les articles Aide à la recherche
Argent du couple : anticiper une séparation ou un décès
Argent du couple : anticiper une séparation ou un décès

En cas de rupture ou de décès, la situation financière du conjoint, du partenaire de Pacs ou du concubin est bien différente. Découvrez les règles qui s’appliquent et les moyens éventuels d’améliorer votre condition.
Les couples mariés sont mieux protégés, quand ils se séparent. Contrairement aux concubins et aux couples pacsés, la loi garantit une compensation financière au moins bien nanti des deux conjoints, quel que soit leur régime matrimonial.
Mariage, pacs : les conséquences du divorce
Le divorce entraîne la liquidation du patrimoine. Chez les époux vivant sous un régime de communauté, la richesse accumulée est répartie à égalité, en tenant compte des transferts entre biens propres et biens communs. C’est le jeu des reprises et des récompenses.
Si un époux a donné à la communauté 10 000 € de fonds propres, économisés avant le mariage, pour l’acquisition du logement par exemple, sa récompense sera revalorisée par rapport à la valeur du bien le jour du partage, soit 50 000 € si le bien a été acquis pour 100 000 € et en vaut 500 000 € à ce moment-là », détaille Maxime Eppler, avocat associé au sein du cabinet DBO, à Paris.
Ce système s’applique aussi aux couples mariés en séparation de biens, s’il est prévu dans le contrat de mariage. Car si ce régime n’impose aucune liquidation de patrimoine, dans les faits il n’en va pas ainsi, la vie commune entraînant souvent des échanges de flux financiers.
Autre conséquence liée au divorce : le versement d’une prestation compensatoire afin de réduire les inégalités financières créées par la fin du mariage. Pour la déterminer, le juge aux affaires familiales tient compte de sept critères, touchant à la situation et aux revenus. La prestation compensatoire est versée sous forme de capital, exceptionnellement sous forme de rente.
Sept critères pour la prestation compensatoire
Le juge retient sept critères légaux pour fixer la prestation compensatoire que peut revendiquer, suite à un divorce, l’époux le plus défavorisé, comme le détaille Maxime Eppler, avocat associé au sein du cabinet DBO, à Paris.
- Durée du mariage : plus elle est longue, plus la prestation est importante.
- Âge et santé des époux : plus vous êtes âgé et en mauvaise santé, davantage vous percevrez.
- Qualification et situation professionnelle.
- Conséquences des choix professionnels : ne pas travailler pour élever les enfants, par exemple.
- Revenus de chacun des époux et patrimoine estimé et prévisible, en vue de la liquidation du régime matrimonial.
- Droits existants et prévisibles (donation…).
- Estimation des droits à la retraite : vous n’avez pas cotisé à l’Assurance-retraite pendant un congé parental, par exemple.
Une séparation difficile pour les concubins
Les concubins rompent leur union comme ils l’ont commencée : en toute liberté et sans contrainte ! Quant au Pacs, il peut être rompu par un seul membre du couple, qui fait part de sa décision à son partenaire par voie d’huissier, avec copie au greffe du tribunal d’instance. Ni concertation, ni procédure judiciaire !
Une sortie contractuelle dénuée de toute dimension personnelle », précise Charles Barthelet, notaire à Chazay-d’Azergues (Rhône).
Ces deux formes d’union n’ont pas droit à la prestation compensatoire. La liquidation de leur patrimoine est conseillée, mais pas obligatoire. En cas de désaccord, il convient de saisir le juge aux affaires familiales, au tribunal de grande instance, pour qu’il effectue le partage des biens. Une démarche possible depuis le 1er janvier 2010 (loi n° 2009-526 du 12 mai 2009, J.O. du 13).
D’où l’intérêt d’avoir conservé des preuves de dépenses ! Mais aussi d’avoir établi une convention de Pacs détaillant l’inventaire des biens de chacun, les contributions respectives aux dépenses communes et, éventuellement, la sortie de l’indivision. Les concubins peuvent aussi rédiger une convention de concubinage.
Décès : les conjoints mieux lotis
La fin de l’union peut être provoquée par le décès de l’un des membres du couple. Là encore, la meilleure protection revient aux couples mariés, car le conjoint survivant possède la qualité d’héritier.
En présence d’enfants du même lit, il reçoit un quart de la succession en propriété ou la totalité en usufruit – en présence d’enfant(s) d’une précédente union, un quart de la succession en propriété. De plus, le Code civil lui reconnaît le droit de demeurer dans le logement du couple jusqu’à sa mort, si ce dernier était la propriété exclusive du défunt ou celle des deux époux.
En outre, rappelle Olivier Gazeau, notaire à Malemort-sur-Corrèze (Corrèze), « depuis 2007, le conjoint survivant bénéficie d’une exonération totale de droits de succession sur les biens qui lui reviennent ».
Par ailleurs, rien ne vous empêche d’effectuer une donation au dernier vivant ou de faire un testament, pour majorer vos droits dans la succession (jusqu’à un quart en pleine propriété et trois-quarts en usufruit), en changeant ou en aménageant votre régime matrimonial, pour adopter la communauté universelle par exemple, ou en souscrivant un contrat d’assurance-vie.
Pacsés et concubins ne sont pas héritiers l’un vis-à-vis de l’autre et n’ont pas droit à la pension de réversion. Seule solution : rédiger un testament pour s’attribuer mutuellement les biens que l’on souhaite. Attention toutefois, en présence d’enfants, à respecter la réserve héréditaire, c’est-à-dire la part qui leur revient de droit dans la succession.
L'assurance-vie très attractive pour les concubins
Si les couples pacsés bénéficient, comme les couples mariés, d’une exonération des droits de succession, les concubins sont taxés à hauteur de 60 % après un abattement de 1 594 €… Seule la cession d’un capital via l’assurance-vie permet d’échapper à cet impôt. L’assurance-vie est en effet un outil de transmission du patrimoine hors droits de succession, dans la limite des règles fiscales et successorales. Ce qui la rend attractive pour les concubins, considérés comme étrangers l’un envers l’autre et donc taxés à 60 %.
Chaque concubin souscrit un contrat et désigne comme bénéficiaire sa moitié, explique Carmen Lazaro, membre de l’association Finances et pédagogie, en Languedoc-Roussillon. En cas de décès, le concubin survivant reçoit le capital et les intérêts (amputés des prélèvements sociaux), exonérés de droits de succession dans la limite de 152 500 € pour les primes versées avant le 70e anniversaire du souscripteur, 30 500 € de capital au-delà. »
En revanche, pour les couples mariés et pacsés qui bénéficient d’une exonération totale de droits de succession, l’assurance-vie a perdu
de son attrait sur le plan fiscal.
Auteur : Anne-Gaëlle Nicolas-Koch
Date de première mise en ligne : 19/07/2012
Autre article : Succession : donner plus de droits à son conjoint
Offre d'abonnement : Abonnez-vous à Dossier Familial à partir de 18 €
vous avez écrit : _ _ " De plus, le Code civil lui reconnaît le droit de demeurer dans le logement du couple jusqu’à sa mort, si ce dernier était la propriété exclusive du défunt ou celle des deux époux. "_ _ _ c'est imprécis! _ _ En effet, je suppose qu'il fallait comprendre (écrire donc ) _ _ "dans le logement du couple MARIE jusqu'à sa mort ..." _ _ _ En effet, le couple de concubins, et le couple PACSé, n'ont pas ce droit !
le mariage ne protège pas les enfants ! Lorsque vous divorcés ,même sous le régime de la séparation des biens ,que dans votre parcours votre conjoint (étudiant, chômeur rtc...)ne participe pas au mariage que le devoir de secours vous incombe et que la situation se dégrade ,vous avez la totale charge du foyer (mari+enfants) ! si il est insolvable :pas de pa,pas de prestation compensatoire, et fin du devoir de secours,dvh a convenance des parents ! alors
lorsque votre conjoint se propose de vous soulager la charge financière par un divorce en requête conjointe vous vous résignez parce que l endettement est à votre porte ( faillite perso) !
Puis vous découvrez que cet ex conjoint vit une vie bien meilleure que la vôtre en célibataire ,dans la sphère des minimas sociaux dans lequel vous avez été plongé injustement, pour un projet de vie familiale !
Car le droit de se remarier (sans avoir a vous le dire) de voyager( sans avoir a vous le dire) ,de créer des sociétés off shores(sans avoir a vous le dire) votre vie monoparentale avec les enfants devient un cauchemar innommable! Vous voila contrainte ,puisque au moment du divorce pas de pension alimentaire ni de prestation compensatoire , mais bien la garde des enfants assortis de DVH (non obligatoire de la part du parent non gardien),de porter le père de vos enfants en justice pour responsabiliser sa paternité ! Puis les années passent,et ne voyant rien venir vous déposer une plainte pour abandon d enfant !
eh bien ,laissez moi vous dire que cela n est pas gagné (pour pouvoir assurer un niveau de vie correct à vos enfants! )
si vous avez 4 enfants(jumeaux) comme moi ,un petit boulot vous met en difficulté ! Vous voila plongée dans la paupérisation des familles monoparentales (parent seul isolé!) Pire encore avec une pension alimentaire fixée ! la caf versera un acompte certes de 89€ par enfant ,en échange de poursuite contre votre ex,elle vous contraindra de subroger cette pa en échange et la recouvrira votre place"! tous les six mois votre bourreau deviendra la caf (si vous ne faites rien on coupe,et si vous faites on coupe aussi (vrai de vrai)) et c est ainsi que vous vous retrouvez comme si vous aviez fait les enfants "toute seule"?...Le recouvrement des créances est inefficace ,le pénal (un simple rappel à l'ordre? qui met 36 mois en moyenne ,ce sont des années de procédure qui profite au parent défaillant ),les enfants sont spoliés dans leurs besoins alimentaires et plongés dans la misère sans que le devoir de secours que vous avez à supporter dans le mariage ,ne soit pas pris en compte par lui pour ses propres enfants !
Je souhaite apporter mon témoignage afin d apporter une visibilité à scandale ou l état ne fait rien pour ces victimes (enfants!)
Je souhaite que soit levé le voile sur les familles monoparentales -60% en dessous du seuil de pauvreté, stéréotypés et sacrifiées pour permettre à d autre de refaire leur vie ,de travailler dignement !
est cela la justice ?
autre chose le droit de l enfant est bafoué par ce silence par nos propres institutions qui fait preuve "d un autisme" pour ces 850 000 foyers monoparentaux (minimas sociaux)+ les autres pensions non payées non prises en compte par la caf !
Alors que pensez vous de dénoncer cela ?
Vous qui lisez ce commentaire signez la pétition abandon de famille tolérance zéro sur le net, et réfléchissez avant de vous engager !!!!
Autre injustice , il n aura jamais payé un euro de pension alimentaire,ni même s occuper de vos enfants , mais eux ils auront un devoir de secours à assurer au moment de sa retraite,maladie etc...
c est le devoir de la filiation ! ....injuste pour un père indigne !
Classer dans les avantages du choix du mariage le fait de prévoir le recours à la "procédure judiciaire" pour le jour où la situation tournera à l'orage, et anticiper tout ce que l'on va alors pouvoir réclamer à l'autre c'est sans aucun doute très avisé comme conseil et surtout... de bonne augure.
Je pense que le PACS ne trouve pas sa raison d'être dans ce genre de considération matérielle. On se protège avec un testament pour toute sa durée et pour après en cas de rupture malheureuse, et pour le reste on avisera.
La seule chose qui me paraisse importante mais qui ne peut pas se partager ce sont les enfants et alors là, je crois que vous pouvez bien comparer toutes les formules, ce sera difficile dans tous les cas, (surtout pour eux) et d'autant plus si leurs parents se chamaillent pendant des années l'argenterie offerte en cadeau de mariage.
c'est bien de prtoéger les conjoints mais les enfants d'un 1° mariage sont lésés - que se passe-t-il lors de biens uniquement mobiliers ? et lorsque la veuve est a peu prés du même âge que ces enfants ? ILS N 'ONT DONC AUCUN DROIT !
Question à l'expert
Je reçois une alerte sur les sujets qui me concernent.
Estimer la valeur d'un logement





