Allocations de chômage : combien allez-vous percevoir ?

Allocations de chômage : combien allez-vous percevoir ?

Les allocations de chômage ne sont pas versées immédiatement après la fin du contrat de travail. Pôle emploi calcule le montant de votre allocation, qui dépend de la durée de vos cotisations et de votre âge.

Attention : les règles d'indemnisation des chômeurs ont changé depuis le 1er juillet 2014.

Les allocations de chômage dépendent de l'ancien salaire

Le montant des allocations d’assurance-chômage est établi à partir de la rémunération que percevait le chômeur avant de perdre son emploi.

Pôle emploi retient les salaires bruts des douze derniers mois, y compris les primes, sur lesquels ont été prélevées des cotisations à l’assurance-chômage.

Les jours d’absence non payés, ceux pendant lesquels le salarié a perçu des indemnités de la Sécurité sociale pour maladie sont déduits du nombre de jours travaillés. Les indemnités de licenciement, de fin de contrat et de congés payés ne sont pas intégrées dans ce salaire.

Pôle emploi calcule ainsi un salaire journalier de référence (SJR).

Exemple : au cours des 12 mois précédant la fin du contrat de travail, le salarié a perçu un salaire brut de 1 700 € par mois incluant une prime de treizième mois. Son salaire journalier de référence s’établit à 55,89 € [(1 700 x 12 mois)/365 jours].

Comme il a été en arrêt maladie pendant un mois durant lequel il a reçu seulement les indemnités de la Sécurité sociale, son SJR sera de 55,82 € [(1 700 x 11 mois)/(365 – 30)].

Le montant des allocations de chômage

Le demandeur d’emploi perçoit une allocation de chômage brute égale au plus élevé des deux montants suivants :

  • 40,4 % du SJR + 11,72 €/jour (formule 1) ;
  • 57 % du SJR (formule 2). Attention : depuis le 1er juillet 2014, ce taux a baissé de 57,4 % à 57 %. Ce qui a pour conséquence de diminuer le montant des allocations chômage pour les salariés percevant plus de 2 054 € brut par mois et qui se retrouvent au chômage.

Le montant obtenu ne peut être inférieur à 28,58 € brut par jour, ni dépasser 75 % du SJR.

Conformément aux règles fixées par l’Unedic, si le salaire mensuel est inférieur à 1 143,30 €, le demandeur d’emploi perçoit une allocation égale à 75 % de son salaire brut antérieur.

Exemples :

  • SJR de 55,89 € (salaire brut de 1 700 €/mois). Si l’on applique la formule 1, l’allocation d’assurance-chômage s’élève à 34,30 € [40,4 % du SJR + 11,72 €]. Avec la formule 2, on obtient 31,85 € [57 % du SJR]. Le demandeur d’emploi percevra le montant le plus élevé (34,30 € par jour, soit 1 029 € brut pour un mois de 30 jours).
  • SJR de 37,80 € (salaire brut de 1 150 €/mois). Si l’on applique la formule 1, l’allocation d’assurance-chômage s’élève à 26,99 € [40,4 % du SJR + 11,72 €]. Avec la formule 2, on obtient 21,54 € [57 % du SJR]. Ces montants n’atteignant pas l’allocation minimale, c’est celle-ci qui sera versée (28,58 € par jour, soit 857,40 € brut pour un mois de 30 jours).

Les allocations de chômage soumises aux cotisations sociales

Le montant brut de l’allocation d’assurance-chômage est soumis à la CRDS et à la CSG. La CSG au taux de 6,2 % sur 98,25 % de l’allocation brute (ou 3,8 % pour les personnes non redevables de l’impôt sur le revenu et dont le revenu fiscal de référence est supérieur à un barème, variable en fonction du nombre de personnes à charge), et la CRDS à 0,5 % sur 98,25 % de l’allocation brute également. 

Le demandeur d’emploi est exonéré de ces contributions sociales en totalité ou partiellement, dès lors qu’elles font baisser le montant net de l’ARE à moins de 48 € par jour.

Par ailleurs, une cotisation égale à 3 % du salaire journalier de référence (SJR) est prélevée pour financer la retraite complémentaire, sauf si cela ramène l’allocation journalière en dessous de 28,58 €.  

Enfin, les allocations d’assurance-chômage sont exonérées de cotisation maladie (à l’exception de l’Alsace-Moselle : 1,6 % sauf sur les faibles revenus). Elles sont imposables et saisissables comme les salaires.

Chômage : le point de départ de l’indemnisation

L’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) n’est pas versée immédiatement après la fin du contrat de travail du salarié, qui se situe au terme du préavis, qu’il soit effectué ou non. Elle démarre après l’application d’un délai d’attente et de deux différés d’indemnisation.

Le délai d’attente de sept jours est appliqué à tous les demandeurs d’emploi, sauf en cas de réadmission dans les douze mois suivant la première admission.

Exemple : un demandeur d’emploi indemnisé à compter du 1er juillet 2013 reprend une activité le 3 octobre 2013, puis est licencié le 25 mai 2014. Il se réinscrit à Pôle emploi, moins de douze mois après sa première admission. Il a suffisamment travaillé pour être réadmis. Aucun délai d’attente ne lui sera appliqué.

Le premier et le second différé de versement de l'ARE

Le premier différé correspond aux congés payés non pris. Lorsque le salarié quitte l’entreprise sans avoir pris tous les congés auxquels il avait droit, l’employeur lui verse une indemnité compensatrice. Pôle emploi calcule un différé égal à cette somme divisée par le salaire journalier de référence (SJR).

Exemple :

Le SJR du demandeur d’emploi s’établit à 55,89 €. Il a perçu une indemnité de congés payés de 950 €. Le différé congés payés s’établit à 16,99 [950/55,89] arrondis au nombre de jours entier inférieur, soit 16.

Le second différé, dit différé spécifique, s’applique lorsque le salarié a quitté l’entreprise en recevant des indemnités de départ d’un montant supérieur à celui qui est prévu par le Code du travail. Depuis le 1er juillet 2014, ce différé est calculé en divisant le montant des indemnités supralégales par 90.

De plus, ce nombre de jours est plafonné, depuis le 1er juillet 2014, à 180 jours (contre 75 jours auparavant).

Exemple : Sauf en cas de licenciement économique, un salarié qui partira avec 10 000 € devra attendre 112 jours (presque 4 mois) avant de percevoir l’ARE. Avec 15 000 €, le délai passe à 167 jours (5 mois 1/2). A partir de 16 200 € et au-delà, le délai est plafonné à 180 jours (6 mois).

Les allocations de chômage versées chaque mois

Les allocations d’Assurance chômage sont versées chaque mois à terme échu. En pratique, les paiements sont effectués entre le 1er et le 10 du mois suivant. Ce versement dépend des informations fournies par le demandeur d’emploi sur la déclaration de situation mensuelle (DSM), qu’il est tenu de remplir chaque mois.

Le chômeur effectue cette démarche par courrier, serveur vocal (au 39 49), Internet (www.pole-emploi.fr), ou à l’aide des bornes dans les locaux de Pôle emploi. Cette formalité est indispensable au paiement des allocations.

> Pour plus de précisions sur l'inscription, consultez notre article Chômage : les démarches pour être indemnisé.

Si le demandeur d’emploi indique qu’il continue de rechercher un emploi et qu’il a travaillé, Pôle emploi attend d’avoir reçu la copie de la fiche de paie correspondante pour calculer et verser les allocations dues.

Lorsqu’une demandeuse d’emploi est en congé de maternité, elle ne perçoit plus l’ARE, dont le versement reprend à l’issue du congé. Les règles sont les mêmes en cas de maladie.

Autre article : Allocations de chômage : les procédures à respecter

79 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par banou71 Mardi 19 août 2014
Date début versement allocation

bonjour
Je souhaite connaitre le début du versement de l'ARE sachant que je serai ferai l'objet d'une rupture conventionnelle et que le délai de 180j +7 jours va s'appliquer mais que je retrouve un cdd dans ce délai. Est ce que à la fin de mon cdd je devrai encore attendre 180j ou bien non ?
Merci de votre réponse

Par TREBOR Vendredi 15 août 2014
après 58 ans

Je perçois une indemnité de chômage depuis septembre 2013, je serai indemnisé jusqu'en décembre 2015 , quid après cette sachant que j'ai 58 ans et que ^personne ne souhaite embaucher de senior . Est-ilpossible d'enisager une retraite anticipée même en étant pénalisé quant à la pension envisgée . Y-a-til une indemnité relais dans mon cas . Merci de votre réponse

Par dom40260 Samedi 19 juillet 2014
HELPPP!!

bonjour,

Au mois de juin j'ai travaillé du 1er au 27, le 28 mon médecin m'a mis en arrêt 2 semaines non rémunérées car je n'avais pas travaillé assez pour cela puis mon employeur m'a virer. J'aimerai savoir si l'arrêt non rémunérer seras compté pour toucher l'are?

je vous remercie..

Par OCTOPUS Dimanche 05 janvier 2014
Pour diviser les chômeurs, il suffit de mettre en place des systèmes de calculs alambiqués

l idée est bête comme chou : pour diviser les chômeurs il suffit de mettre en place des systèmes de calculs alambiqués , certains y trouvent de l'espoir d'autres vivent dans la galère et du coup ça évite les luttes sociales et les lignes ne bougent pas !!! OCTOPUS

Par je nai pas de pseudonyme Mercredi 27 novembre 2013
c'est mal et mechen

c'est mal et mechen

Votre pseudonyme apparaîtra en signature de votre réaction.
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.


Règles de conduite

  • Tous les propos contraires à la Loi sont proscrits.
  • La publicité commerciale n'est pas autorisée.
  • En réagissant à cet article, vous autorisez la publication en ligne de votre contribution.
  • Une orthographe et une mise en page soignées facilitent la lecture : évitez majuscules et abréviations, pensez aux accents.
* Champ obligatoire