Allocations de chômage : combien allez-vous percevoir ?

Allocations de chômage : combien allez-vous percevoir ?

Les allocations de chômage ne sont pas versées immédiatement après la fin du contrat de travail. Pôle emploi calcule le montant de votre allocation, qui dépend de la durée de vos cotisations et de votre âge.

Les allocations de chômage dépendent de l'ancien salaire

Le montant des allocations d’assurance-chômage est établi à partir de la rémunération que percevait le chômeur avant de perdre son emploi.

Pôle emploi retient les salaires bruts des douze derniers mois, y compris les primes, sur lesquels ont été prélevées des cotisations à l’assurance-chômage.

Les jours d’absence non payés, ceux pendant lesquels le salarié a perçu des indemnités de la Sécurité sociale pour maladie sont déduits du nombre de jours travaillés. Les indemnités de licenciement, de fin de contrat et de congés payés ne sont pas intégrées dans ce salaire.

Pôle emploi calcule ainsi un salaire journalier de référence (SJR).

Exemple : au cours des 12 mois précédant la fin du contrat de travail, le salarié a perçu un salaire brut de 1700 € par mois incluant une prime de treizième mois. Son salaire journalier de référence s’établit à 55,89 € [(1700 x 12 mois)/365 jours].

Comme il a été en arrêt maladie pendant un mois durant lequel il a reçu seulement les indemnités de la Sécurité sociale, son SJR sera de 55,82 € [(1700 x 11 mois)/(365 – 30)].

Le montant des allocations de chômage

Le demandeur d’emploi perçoit une allocation de chômage brute égale au plus élevé des deux montants suivants :

  • 40,4 % du SJR + 11,72 €/jour (formule 1) ;
  • 57 % du SJR (formule 2). Attention : depuis le 1er octobre 2014, ce taux a baissé de 57,4 % à 57 %. Ce qui a pour conséquence de diminuer le montant des allocations chômage pour les salariés percevant plus de 2054 € brut par mois et qui se retrouvent au chômage.

Le montant obtenu ne peut être inférieur à 28,58 € brut par jour, ni dépasser 75% du SJR.

Conformément aux règles fixées par l’Unédic, si le salaire mensuel est inférieur à 1143,30 €, le demandeur d’emploi perçoit une allocation égale à 75% de son salaire brut antérieur.

Exemples:

  • SJR de 55,89 € (salaire brut de 1 700 €/mois). Si l’on applique la formule 1, l’allocation d’assurance-chômage s’élève à 34,30 € [40,4 % du SJR + 11,72 €]. Avec la formule 2, on obtient 31,85 € [57 % du SJR]. Le demandeur d’emploi percevra le montant le plus élevé (34,30 € par jour, soit 1 029 € brut pour un mois de 30 jours).
  • SJR de 37,80 € (salaire brut de 1 150 €/mois). Si l’on applique la formule 1, l’allocation d’assurance-chômage s’élève à 26,99 € [40,4 % du SJR + 11,72 €]. Avec la formule 2, on obtient 21,54 € [57 % du SJR]. Ces montants n’atteignant pas l’allocation minimale, c’est celle-ci qui sera versée (28,58 € par jour, soit 857,40 € brut pour un mois de 30 jours).

Le nouveau système des droits rechargeables

Le système des droits rechargeables s’applique à tous les chômeurs indemnisés par Pôle emploi à compter du 1er octobre 2014 et qui retrouveront une activité plus tard.

Son principe : plus une personne travaille, plus elle accumule de droits à l’indemnisation chômage. L’objectif est d’inciter davantage qu’aujourd’hui les demandeurs d’emploi à reprendre un travail, même précaire et/ou moins bien rémunéré.

Il s'applique aux demandeurs d’emploi indemnisés par le régime général, aux intérimaires et aux intermittents du spectacle (artistes et techniciens), soit au total à la moitié des chômeurs, et en priorité aux plus fragiles d’entre eux habitués à enchaîner chômage et activité.

Allongement de la durée d’indemnisation

Avec les droits rechargeables, une personne qui s’inscrit une première fois au chômage dispose alors d’un premier capital de droits. Par exemple, elle a droit à une allocation mensuelle de 1 000 € pendant deux ans.

  • Si elle retrouve une activité au bout d’un an - elle n’épuise donc pas tous ses droits à l’assurance chômage -, elle conserve un reliquat : 1 000 € par mois pendant un an.
     
  • Si elle reperd cet emploi, ce reliquat viendra s’ajouter aux droits nouvellement acquis, sous réserve qu’elle ait entre-temps retravaillé au moins 150 heures (au titre d’une ou plusieurs périodes d’activité). Elle percevra alors 1 000 € par mois pendant un an puis les droits acquis au titre de la deuxième activité. Si cette dernière était mieux rémunérée que la première, ce qui permet de recevoir une allocation chômage plus élevée, le demandeur d’emploi devra d’abord épuiser ses premiers droits avant de bénéficier des seconds plus généreux.

Tout le monde y gagne sur la durée d’indemnisation, mais pas forcément sur le montant de l’allocation…

A lire aussi : Droits rechargeables au chômage : qui va y perdre

Le rechargement des droits est automatique. Peu importe que la personne se maintienne ou non sur la liste des demandeurs d'emploi en cas de reprise d'activité !

La fin du dispositif de réadmission

Ce système des droits rechargeables vient remplacer le dispositif de la réadmission.

Jusqu’à présent, lorsqu’un chômeur reprenait une activité puis se retrouvait de nouveau au chômage, Pôle emploi comparait les droits acquis auparavant et ceux nouvellement acquis, à condition qu’il ait retravaillé au moins quatre mois (soit 122 jours ou 610 heures). Seule la solution la plus favorable était retenue, mais les droits ne s'ajoutaient pas.

Les allocations de chômage soumises aux cotisations sociales

Le montant brut de l’allocation d’assurance-chômage est soumis à la CRDS et à la CSG. La CSG au taux de 6,2 % sur 98,25 % de l’allocation brute (ou 3,8 % pour les personnes non redevables de l’impôt sur le revenu et dont le revenu fiscal de référence est supérieur à un barème, variable en fonction du nombre de personnes à charge), et la CRDS à 0,5 % sur 98,25 % de l’allocation brute également. 

Le demandeur d’emploi est exonéré de ces contributions sociales en totalité ou partiellement, dès lors qu’elles font baisser le montant net de l’ARE à moins de 48 € par jour.

Par ailleurs, une cotisation égale à 3 % du salaire journalier de référence (SJR) est prélevée pour financer la retraite complémentaire, sauf si cela ramène l’allocation journalière en dessous de 28,58 €.  

Enfin, les allocations d’assurance-chômage sont exonérées de cotisation maladie (à l’exception de l’Alsace-Moselle : 1,6 % sauf sur les faibles revenus). Elles sont imposables et saisissables comme les salaires.

Chômage : le point de départ de l’indemnisation

L’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) n’est pas versée immédiatement après la fin du contrat de travail du salarié, qui se situe au terme du préavis, qu’il soit effectué ou non. Elle démarre après l’application d’un délai d’attente et de deux différés d’indemnisation.

Le délai d’attente de sept jours est appliqué à tous les demandeurs d’emploi, sauf en cas de réadmission dans les douze mois suivant la première admission.

Exemple : un demandeur d’emploi indemnisé à compter du 1er juillet 2013 reprend une activité le 3 octobre 2013, puis est licencié le 25 mai 2014. Il se réinscrit à Pôle emploi, moins de douze mois après sa première admission. Il a suffisamment travaillé pour être réadmis. Aucun délai d’attente ne lui sera appliqué.

Le premier et le second différé de versement de l'ARE

Le premier différé correspond aux congés payés non pris. Lorsque le salarié quitte l’entreprise sans avoir pris tous les congés auxquels il avait droit, l’employeur lui verse une indemnité compensatrice. Pôle emploi calcule un différé égal à cette somme divisée par le salaire journalier de référence (SJR).

Exemple :

Le SJR du demandeur d’emploi s’établit à 55,89 €. Il a perçu une indemnité de congés payés de 950 €. Le différé congés payés s’établit à 16,99 [950/55,89] arrondis au nombre de jours entier inférieur, soit 16.

Le second différé, dit différé spécifique, s’applique lorsque le salarié a quitté l’entreprise en recevant des indemnités de départ d’un montant supérieur à celui qui est prévu par le Code du travail. Depuis le 1er octobre 2014, ce différé est calculé en divisant le montant des indemnités supralégales par 90.

De plus, ce nombre de jours est plafonné, depuis le 1er octobre 2014, à 180 jours (contre 75 jours auparavant).

Exemple : Sauf en cas de licenciement économique, un salarié qui partira avec 10 000 € devra attendre 112 jours (presque 4 mois) avant de percevoir l’ARE. Avec 15 000 €, le délai passe à 167 jours (5 mois 1/2). A partir de 16 200 € et au-delà, le délai est plafonné à 180 jours (6 mois).

Les allocations de chômage versées chaque mois

Les allocations d’Assurance chômage sont versées chaque mois à terme échu. En pratique, les paiements sont effectués entre le 1er et le 10 du mois suivant. Ce versement dépend des informations fournies par le demandeur d’emploi sur la déclaration de situation mensuelle (DSM), qu’il est tenu de remplir chaque mois.

Le chômeur effectue cette démarche par courrier, serveur vocal (au 39 49), Internet (www.pole-emploi.fr), ou à l’aide des bornes dans les locaux de Pôle emploi. Cette formalité est indispensable au paiement des allocations.

> Pour plus de précisions sur l'inscription, consultez notre article Chômage : les démarches pour être indemnisé.

Si le demandeur d’emploi indique qu’il continue de rechercher un emploi et qu’il a travaillé, Pôle emploi attend d’avoir reçu la copie de la fiche de paie correspondante pour calculer et verser les allocations dues.

Lorsqu’une demandeuse d’emploi est en congé de maternité, elle ne perçoit plus l’ARE, dont le versement reprend à l’issue du congé. Les règles sont les mêmes en cas de maladie.

Autre article : Allocations de chômage : les procédures à respecter

113 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par aed andre Samedi 18 avril 2015
jeune et vieux

alors av de prendre un travail , bien y refflechir
imaginez vous prenez un mi temps actuel, et 4 ans apres vous retombez au chomage,
mais entre temps vous avez retrouvé a temps plein avec un brut ex 3000€
et paf vous etes licencier
que vont faire les assedic
il vont chercher les droit que vous avez accumulé y as 4 ans avec le brut du mi temps, sil vous restez 10 mois d indzmnité a mi temps , vous aurez 10 mois d indemnité a mi temps av de pretendre a vos droit actuel

Par aed andre Samedi 18 avril 2015
droit rechargeable une abaration pour les jeunes

Le drame social des etudiant , et bien d autre exemplel’ex-ANPE lui déniche un reliquat de droits rechargeables issus d’un petit boulot étudiant de 2013. Pendant sa licence, la Rennaise gardait les collections du musée des Beaux-Arts deux à six jours par mois afin de mettre du beurre dans les épinards. À cause de cet emploi, elle perçoit 310 euros mensuels pendant 610 jours. Alors qu’avec son dernier emploi de vendeuse, elle aurait pu prétendre à 700 euros… Un coup de massue. « Je m’en sors moins bien que quand j’étais étudiante précaire ! C’est une punition pour tous les gens obligés de travailler pendant leurs études parce qu’ils n’ont pas papa et maman derrière et ça, ça passe très mal ! »
…Joli monde de droits rechargeables de la dernière réforme du Pôle Emploi.

En fait c’est très simple. On calcule le montant de l’indemnité la première fois que vous vous inscrivez au Pôle Emploi, avec les rémunérations que vous avez eu à l’époque. Si vous n’épuisez pas vos droits à indemnisations, ils sont repris à votre prochaine période de chômage.

Si vous avez pris un petit boulot alimentaire à temps partiel pendant vos études et pointé un mois une fois le diplôme en poche… ne retombez surtout jamais au chômage ! Même plusieurs années après, on vous indemniserait d’abord pendant 23 mois en fonction de votre petit boulot alimentaire à temps partiel, donc quelques euros par jours.

Peu importe combien de temps vous avez travaillé depuis, peu importe à quel niveau de rémunération vous avez cotisé entre temps. Une vraie machine à perdre pour tous les jeunes qui commencent par des petits boulots ou CDD précaires.

Pire, si vous reprenez quelques CDD, ça recharge vos droits, toujours au montant précédent. La situation peut même devenir permanente pour ceux qui ont une suite d’emplois précaires.

Seules solution pour refaire calculer ses droits à un plus haut niveau : 5 ans de CDI sans période de chômage (6 pour les plus de 50 ans), ou épuiser les dits-droits en cumulant 2 ans de chômage (3 pour les plus de 50 ans). Avec un tel système, certains vont même avoir intérêt à ne pas pointer au chômage suite à une perte d’emploi. Géniale solution aux chiffres du chômage, à défaut d’être une solution au chômage lui-même.

Le plus dramatique c’est que ce délire a été découvert il y a des mois, avant que la situation ne devienne insoutenable pour tant de monde.

Par aed andre Jeudi 02 avril 2015
lla revolte

je ne mis retrouve plus dans cette gauche, et pourtant je ss un homme de gauche , mais la ,

Par souricette Mercredi 01 avril 2015
calme

Calme

Par lilouone Dimanche 29 mars 2015
Alerte !!! une nouvelle règle applicable au 1 er avril

Je ne sais pas si vous êtes au courant mais suite à de nombreuses plaintes de gens lésées suite à la nouvelle convention chomage du 1 er octobre 2014, le 25 mars suite à une réunion d urgence une nouvelle règle sera applicable au 1 er avril 2015 !!!!!!!! Le droit d option : à partir du 1 er avril les personnes inscrites à partir du 1 er octobre 2014 peuvent demander le droit d options ! C est à dire : L annulation du reliquat et basculer directement sur leur nouveaux droit sous condition. Pour exemple ma situation : Je ai un reliquat datant de 2011 alors que j ai travaillais de 2012 à 2014 à temps plein . Donc à mon contrat ce finissant le 30 septembre 2014 premier jour chômé 1 er octobre donc nouvelle convention . Je me retrouve 175 euros par mois soit 5,82 euros par jours (reliquat de 2011 ) avec cette nouvelle règle j ai le DROIT de demander l annulation de mon reliquat pour pouvoir bénéficier de mon chômage normal basé sur mes derniers salaire !!! Conditions : selon cet accord, pour pouvoir bénéficier du droit d'option, il faudra remplir deux conditions. La première: soit avoir un écart d'au moins 30% entre droits anciens et nouveaux, soit bénéficier d'une indemnité mensuelle inférieure à environ 600 euros (ou indemnité journalière inférieure à 20 euros). La seconde: avoir eu une dernière période travaillée d'au moins quatre mois. Voilà !!!

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