Alcool : ces jeunes qui boivent trop

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Alcool : ces jeunes qui boivent trop

Ivresses à répétition ou « cuites » occasionnelles participent du même engrenage qui risque de pousser les ados les plus fragiles vers l’addiction. Dès le premier dérapage, il faut aborder le sujet avec eux.

Des fêtes entre copains dont ils rentrent passablement éméchés, des bouteilles vides retrouvées dans leur chambre ou encore une haleine qui ne laisse pas de place au doute : autant de raisons de s’interroger sur le rapport de nos adolescents à l’alcool. Associé à la convivialité, au plaisir et à la fête, l’alcool est largement présent dans la vie sociale. Pour l’entourage, il n’est pas facile de faire la part des choses. Que ces excès soient le signe d’un réel penchant pour les boissons alcoolisées ou l’expression d’un âge faisant la part belle à la transgression, il faut intervenir dès les premiers dérapages et créer un dialogue avec son enfant. Car banaliser l’abus d’alcool est dangereux.

Le désir de certains jeunes d’atteindre - rapidement - un état d’ébriété avancé est un phénomène que l’on constate partout en Europe et il n’est pas rare de voir des adolescents de 13 ou 14 ans s’enivrer massivement.

Des boissons fortes pour un effet radical : le « binge drinking »

Ce phénomène anglo-saxon, appelé « binge drinking » consiste à ingérer un maximum d’alcool en un minimum de temps. En France, à 13 ans, 5 % des garçons et 2 % des filles admettent avoir une consommation régulière d’alcool. C’est le premier produit expérimenté, avant le tabac ou le cannabis.
Les premières relations des jeunes avec l’alcool commencent souvent en famille, lors d’apéritifs ou de fêtes. Elles se poursuivent avec les « Premix », ces boissons rafraîchissantes, au goût sucré, obtenues à partir d’un alcool fort et d’un soda qui en masque l’amertume.

illustration Expert
La précocité de ces comportements et les quantités ingérées surprennent, y compris le monde médical. « Ils boivent des alcools très forts, non par goût mais pour l’effet radical que la substance a sur eux », note le Dr Olivier Phan, médecin et thérapeute familial à la consultation « Jeunes consommateurs » du centre Émergence de l’institut Montsouris, à Paris. Il souligne qu’avec de telles pratiques les moins de 14 ans mettent leur vie en danger.

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