Un nouveau plan cancer 2014-2018

  
Plan cancer

Préfigurant la lutte contre le cancer dans les années 2014-2018, le rapport du Pr Vernant a été remis fin août. Il met l’accent sur le rôle central du médecin traitant dans la prévention et le dépistage de la maladie, sur la personnalisation de la prise en charge du patient et sur la prise en compte de l’impact financier de la maladie et des traitements.

Le professeur Jean-Paul Vernant, hématologue à l’université Pierre-et-Marie-Curie, à Paris, a remis au gouvernement le rapport qui servira à bâtir le 3e plan de lutte contre le cancer pour les années 2014-2018.

Ce plan devait faire des propositions sur les axes suivants :

  • le renforcement de la prévention,
  • la continuité des soins entre l’ambulatoire et l’hospitalier,
  • le transfert des connaissances entre l’innovation et les soins,
  • l’amélioration de la vie des patients durant et après le cancer,
  • la prise en compte renforcée des inégalités sociales, géographiques, comportementales.

148 000 décès en 2012 et 355 000 nouveaux cas par an

Le cancer est la principale cause de mortalité en France et on estime à 80 000 le nombre de décès qui pour être évités par des mesures de prévention.

Les principaux facteurs de risque sont connus : très connus pour l’alcool et le tabac, relativement bien pour l’exposition au soleil et assez connus pour ce qui est de l’alimentation et de l’activité physique. D’où l’intérêt de réfléchir en termes de prévention.

Une meilleure efficacité

La lutte contre les facteurs de risques identifiés (alcool, tabac, alimentation…) a été entreprise et le dépistage a été organisé. Mais le taux de couverture sur l'ensemble de la population française est encore trop faible. Le rapport préconise de partir dans trois directions :

  1. La réduction effective des inégalités de santé. Il s’agit de généraliser la prise en charge à 100 % des malades quels que soient les établissements dans lesquels ils se font soigner ;
     
  2. La généralisation du dépistage et de la prévention.
    • Mammographie pour le cancer du sein,
    • dépistage du cancer colorectal,
    • vaccins contre le papillomavirus (provoquant parfois un cancer du col de l’utérus),
    • vaccins contre l’hépatite B destinés à éviter le cancer du foie, etc.
       
  3. L’organisation systématique du dépistage avec un rythme régulier et des populations bien définies et non plus un dépistage individuel sur prescription du médecin traitant.

Auteur : Ignace Manca

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