Le quotient familial au cœur de la polémique
Le quotient familial au cœur de la polémique
Le quotient familial est un dispositif qui permet aux couples ayant des enfants à charge de payer moins d’impôts. Certains proposent de le supprimer et de le remplacer par un crédit d’impôt qu’ils jugent plus équitable.
Depuis la création de l’impôt sur le revenu (1914), le calcul de la somme à payer par les contribuables a inclus un dispositif destiné à prendre en compte les charges supportées par les couples qui élèvent un ou plusieurs enfants.
Ce système a pris le nom de quotient familial peu après la fin de la seconde guerre mondiale. Le principe : les familles qui ont des enfants à charge se voient attribuer en fonction du nombre d’enfants un nombre de parts qui minore le montant de l’impôt à payer. Pour en savoir plus , voir notre guide sur le calcul du quotient familial.
Quotient familial : une mesure fiscale qui bénéficie davantage aux ménages aisés
Le montant de l’impôt à payer étant progressif, si le système du quotient familial est égalitaire, il n’est pas équitable car le bénéfice engrangé par les familles ayant un revenu élevé est plus important que celui consenti à celles ayant un revenu faible. Et les couples qui ne sont pas imposables (un ménage sur deux en France) n’en bénéficient pas.
Deux mécanismes existent qui permettent de minorer ces effets. Certaines familles aux revenus faibles deviennent non imposables après l’application du quotient familial et, à l’inverse, un système de plafonnement a été mis en place pour les ménages les plus aisés : l’économie d’impôt maximum est fixée (en 2011) à 2 336 € pour chaque demi-part supplémentaire.
Enfin, cet avantage fiscal a un coût : il représenterait pour l’Etat une charge de 10 milliards d’euros par an environ.
Le quotient familial peut–il être calculé différemment ?
Sans bouleverser le système actuel, mais dans le but de le rendre plus équitable, certains proposent de baisser le plafond du quotient familial. Le bénéfice engrangé par les familles aux revenus élevés serait donc moindre.
D’autres suggèrent de le réformer plus en profondeur en mettant en avant que, aisés ou non, les charges supportées par les ménages pour élever des enfants sont peu ou prou équivalentes. La somme que l’on pourrait donc déduire serait la même quel que soit le niveau des revenus. Elle prendrait la forme d’un crédit d’impôt : les ménages non imposables avant application du quotient familial recevraient donc un chèque du montant de l’avantage fiscal.
Qu’elle soit jugée équitable ou non, la politique familiale française a eu au moins deux conséquences positives : avec 2,01 enfant par femme, le taux de fécondité de notre pays est aujourd’hui un des plus élevés d’Europe et le taux d’emploi féminin entre 25 et 49 ans est de 82 %.
Question à l'expert
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je tiens à dire aux gens qui dénoncent les plus riches de faire des enfants.
Mais c'est pas eux qu'on doit pointer du doigt car eux je suis sûr pourront placer leurs enfants dans un bon boulot. au contraire il faudrait dénoncer ces familles qui touchent déjà les aides sociaux soit disant parce qu'ils sont pauvres et RMI. cela font au moins 4, 5 enfants alors que soit disant il ne peuvent s'en sortir. Ces gens là, eux ne pourront pas caser leurs enfants en cas de problème.les enfants prendront exemple sur leurs parents pour toucher comme eux les aides que la classe moyenne a du mal payé.
J ai bien 27 ans et j'ai attendu pour faire mon premier et malgré le petit revenu qu'on a et bien sûr sans les aides sociales comme apl je sais pas comment on va s'en sortir.
Alors vos réformes ne toucheront pas les plus plus riches car ils pourront toujours s'en sortir ainsi ceux qui bénéficie déjà des aides les cas sociaux.
pour la classe moyenne nous on subira toujours et on vivra la boule au ventre pour ne pas s'endetter et payé pour ceux qui savent pas c'est quoi la misère.
Quand on connait vraiment la misère on voudrait pas que nos enfants connaissent la misère alors on se contente que d'un seul et pas 5 enfants surtout qu'on a le choix aujourd'hui pilule, avortement....
Bonjour à tous.C'est vrai, qu'il y a un injustice flagrante pour ce quotient, et il faut le modifier, c'est à dire le ramener à 1/2 part par enfant pour tous, quelque soit le nombre.Actuellement avec le chômage,la majeure partie de ces enfants seront chômeurs.Dans le temps ancien, l'on avait des enfants pour en faire des guerriers, mais aujourd'hui, l'armée, avec les moyens modernes qu'elle dispose, n'a besoin que de proffessionnels.
Donc, à mon avis, les familles nombreuses, ne sont plus d'actualité, et si les riches veulent beaucoup d'enfants, ce n'est pas aux contribuables de les nourrir.
oui il faut arreter de tout ramener au nombre d'enfants les petits salaire comme le mien 1250 euros par mois non droit a rien g 1 enfant de 16 ans et de moins en moins j'en suis au point de ne même plus me soigner par manque d'argent alors que des personnes qui ne sont que de passage sont elles grassement aider dans tout les domaines avec leurs flopper de gosses payons payons mais nous n'ayons rien alors qu'on est dans le besoin la loi doit changer même le loyer est baser sur le nombre d'enfants du au quotient familiale et bien l'autre jour g vu une émission a la télé les gens avait 5000 euros de revenu et 6 enfants un loyer de 1000 euros je suis désoler avec 5000 euros il peuvent les payer moi j'ai 1250 euros et 500 euros de loyer de ma poche et bien nom le loyer devrait être baser sur salaire par rapport au loyer mais pas sur le quotient
La modulation du quotient familial dans le cadre d'une réforme fiscale me paraît être une mesure de justice sociale et fiscale courageuse.
Observez autour de vous, nous avons tous dans notre voisinage des familles aisées avec 3 voire 4 ou 5 et + enfants qui encaissent déjà les allocations familiales et bénéficient donc d'un réduction d'impôts sur les revenus majeure grâce à ce quotient, même si elle est plafonnée .
Ces familles n'ont pas besoin de cet argent pour élever leurs enfants . Il s'agit là d'un double avantage !
Ces avantages financiers servent en grande partie aux activités de loisirs coûteuses des enfants, les cours particuliers,les séjours au ski etc... et avantagent encore plus les ménages qui s'en sortent déjà plutôt bien en ramenant leur impôt à minima. voire à 0. Ainsi ce sont les plus aisés qui contribuent le moins à ce à quoi est utilisé l'impôt : améliorer notre vie quotidienne à TOUS par le financement des services publics de qualité POUR TOUS (écoles gratuites et de qualité, accès aux soins pour tous, transports.....).
Encore une mesure simplement destinée à trouver de l'argent dans la poches des gens. Le mieux serait des mesures destinées à augmenter le PIB. Si l'état veut plus de justice sociale qu'il revoit déjà sa politique salariale. Que vient faire la situation familiale dans la rémunération des fonctionnaires ? C'est bien la seule "entreprise" qui rémunère ses salariés en partie en fonction de la composition du foyer. (voir : Supplément Familial de Traitement) Sinon la meilleure mesure de redistribution fiscale/sociale est et restera toujours celle concernant l'héritage.