La retraite anticipée pour pénibilité rencontre encore peu de succès

   |  Réactions (1)
La retraite anticipée pour pénibilité

Inscrite dans la loi de la réforme des retraites de 2010, le départ anticipé pour pénibilité a bénéficié à 1 243 personnes depuis juillet 2011, selon la Caisse nationale d’assurance vieillesse. Loin du chiffre de 30 000 par an prévu à l’origine par le gouvernement.

C’était inscrit dans la réforme des retraites de 2010. Pas question d’allonger démesurément la durée de cotisation des salariés qui ont vécu une carrière professionnelle sous le signe de la pénibilité. Depuis juillet 2011, tous ceux qui ont une incapacité permanente supérieure à 20 % au titre d’un accident en lien avec le travail ou au titre d’une maladie professionnelle peuvent partir dès 60 ans à taux plein (au lieu de 60 ans et 9 mois à partir de 2012).

Les personnes qui ont un taux compris entre 10 et 20 % peuvent aussi bénéficier de cette disposition à deux conditions cumulatives : l’incapacité doit être liée à la pénibilité de leur travail et ces personnes doivent avoir été exposées pendant dix-sept ans à des facteurs de risques professionnels comme le port de charges lourdes, le bruit, les poussières  ou encore le travail de nuit.

Et pourtant, jusqu’ici peu de personnes ont pu bénéficier de ce départ anticipé. Au 6 février 2012, seules 2 250 personnes ont déposé une demande auprès de la Cnav et seules 1 243 ont vu leur demande acceptée dont une grande majorité avec une incapacité supérieure à 20 %. Il semblerait que la faible durée de l’avantage (9 mois) ait pu jouer en défaveur du système. Et que plus l’âge légal va être relevé et la différence se creuser, plus le système sera attractif.

L’instruction des demandes n’a pas encore été terminée mais si 841 demandes sont encore en cours d’instruction, 418 ont été définitivement rejetées.


1 RÉACTIONS À L'ACTU
Par quinqua Dimanche 19 février 2012
blabla

S'il existe une disposition injuste et révoltante, c 'est bien cette disposition ! Rien d'étonnant à ce que peu de travailleurs aient pu en bénéficier. Pour qu'ils puissent en bénéficier il est dit que l'incapacité doit résulter d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle. Ce qui n'est pas dit, c'est que tout est prévu pour que ne soit pas reconnu l'accident du travail ou la maladie professionnelle. Un travailleur dans le bâtiment de 58 ans, menuisier depuis l'âge de 14 ans (mais né en 1954), souffrant d'usure tres prononcée des articulations aux genoux, aux épaules et aux hanches, se voit exclu de la catégorie maladie professionnelle ! Il a pourtant travaillé pendant 43 ans à genou, en portant des charges de plus en plus lourdes, souvent dans les escaliers (les travailleurs n'ont pas le droit d'utiliser les ascenseurs!!!), dans des échelles. Il a aussi réabilité de nombreux bâtiments plein d'amiante pendant toute sa vie professionnelle. On lui rétorque que l'usure prématurée dont il souffre n'est pas sur la liste de handicaps pour bénéficier de la retraite anticipée ! même réponse pour l'amiante : ses employeurs ne font pas partie de la liste concernée ! On écarte ainsi tous les bénéficiaires potentiels de cette disposition. C'est pourquoi je le dis à qui veut l'entendre : c'est juste de la poudre aux yeux ! Merci de bien vouloir diffuser mon message. Cordialement.

Votre pseudonyme apparaîtra en signature de votre réaction.
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.


Règles de conduite

  • Tous les propos contraires à la Loi sont proscrits.
  • La publicité commerciale n'est pas autorisée.
  • En réagissant à cet article, vous autorisez la publication en ligne de votre contribution.
  • Une orthographe et une mise en page soignées facilitent la lecture : évitez majuscules et abréviations, pensez aux accents.