L’Assurance maladie rappelle l’intérêt de prescrire des médicaments génériques

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Médicaments génériques

La consommation de médicaments génériques a baissé pour la première fois en 2011 (- 3 %). Une étude récemment publiée par l’Académie de médecine - largement contestée depuis - a contribué à écorner l’image de ces produits dont la prescription par le médecin ou la substitution par le pharmacien fait faire des économies à la collectivité. Et pourtant, ils présentent les mêmes principes actifs. L’Assurance maladie s’est employée à redresser la barre.

La Caisse nationale d’Assurance maladie le martèle : les médicaments génériques ont la même efficacité que les médicaments de marque car ils contiennent les mêmes molécules. Le fait qu’ils soient assemblés avec des excipients différents ne nuit pas à leur efficacité, contrairement à ce qu’aurait pu laisser penser un rapport de l’Académie de médecine publié en février 2012 et largement contesté depuis. 

L’Assurance maladie a produit des chiffres pour étayer ses dires : une étude épidémiologique menée sur 10 000 patients suivant le même traitement contre le cholestérol ne montre aucune différence en matière d’efficacité et de sécurité entre le médicament « princeps » (de marque) et son générique. L’étude a porté sur un des médicaments les plus prescrits pour faire baisser le taux de cholestérol, la Simvastatine 20 mg, dont il se vend plus de 6 millions de boîtes par an.

Un défi économique

Pourquoi est-ce si important de remplacer – quand c’est possible – un médicament de marque par son générique ? Tout simplement parce que ces derniers sont moins chers et que leur remboursement par la collectivité pèse moins sur les comptes de la santé largement déficitaires depuis de nombreuses années. Ils sont moins chers car leur molécule, qui est protégée par un brevet durant les vingt premières années qui suivent sa mise sur le marché par le laboratoire qui les a mis au point (après leur homologation), est tombée dans le domaine public et donc se retrouve sur le marché concurrentiel ce qui fait baisser son prix.

Un objectif ambitieux de substitution

L’assurance maladie demande aux médecins de prescrire davantage de ces molécules et – depuis 1999 - aux pharmaciens d’opérer leur substitution (en informant le patient) quand ils le peuvent. Mais les praticiens ont la possibilité de s’y opposer en portant sur l’ordonnance la mention « NS » pour non substituable. L’objectif de la CNAM est d’obtenir un taux de substitution de 85 % en 2012 alors que ce taux, qui avait atteint 82 % en 2008 est retombé à 78,9 % en 2010 et même à 72 % en avril 2012 selon l’Assurance maladie, ce qui représente près de 200 millions d’euros de remboursements supplémentaires. Une nouvelle convention signée le 6 avril dernier avec les pharmaciens pourrait faire remonter ce taux, car elle prévoit que ces derniers soient partiellement rémunérés en fonction de la part de génériques délivrés.

 


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3 RÉACTIONS À L'ACTU
Par mutuelle jeune Jeudi 14 juin 2012
Mutuelle

ça peut être intéressant , il faut juste que les médicaments soient certifiés Iso sinon ça peut être dangereux pour la santé .

Par amanevis Lundi 11 juin 2012
Mon endocrinologue m'a interdit d'utiliser le générique

Quand ferez-vous, cher Dossier familial, un article de fond sur la SECU et son soit disant TROU ? En mettant tout sur la table : le scandale des marges des LABO, le scandale des génériques fabriqués en Inde et en Chine avec une sécurité moindre (argent public de la SECU en Chine et en Inde c'est normal ?), le scandale des mutuelles privées qui nous coûtent à tous une véritable fortune... En attendant, si les génériques sont moins prescrits, la faute à qui ? Les médecins et les consommateurs, quand même en mauvaise santé sinon ils ne "consommeraient" pas de médicaments, surfent et finissent par comprendre... En ce qui concerne l'un de mes traitements pour la THYROÏDE, mon médecin Endocrinologue m'a interdit d'utiliser le générique... C'est rassurant !!! Et par ailleurs : bien avant ce rendez-vous récent, j'avais remarqué avec une hormone pour trouble de la ménopause, un effet secondaire très désagréable une heure après la prise. Je prenais en "bonne citoyenne" un générique... J'ai fini de guerre lasse par demander au pharmacien, pour vérification, le médicament "normal" . Punition financière de 5€ PAR MOIS (une fortune dans mon budget) . Le trouble a disparu... Je suis psychologiquement très équilibrée. Pas de troubles de la personnalité. Mon message peut rendre service à des personnes plus fragiles qui n'osent pas se faire confiance...

Par teck 22 Lundi 11 juin 2012
Je me repère à l'aspect des boites

pour ma part je prends des médicaments depuis fort longtemps et je me repaire plus a l'aspect des boites que de leur nature.quand on me remplace un médicament de couleur bleue pour un générique de couleur rouge (exemple) je peux me tromper.Je ne suis pas contre les génériques mais il faudrait que les laboratoires accodent leur violons et pense un peu plus aux personnes agées et à celles qui n'ont pas bonne vue.si demain les boulangers vendent leur baguette en forme de cube....ils n'en vendrons plus ou beaucoup moins. c q f d.

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