Eau : les nappes souterraines présentent à fin mai des niveaux contrastés

  
Niveau de nappes à fin mai

Les quantités importantes de pluie qui ont concerné une grande partie de la France en mai ont rechargé les nappes phréatiques. Et ont quelque peu amorti le déficit de pluviométrie qui a marqué la période hivernale.

" La moitié des réservoirs (49 %) affichent un niveau normal ou supérieur à la normale. C’est le cas pour tout le quart sud-est de la France, pour le sud-est du bassin parisien pour l’ouest du pays et pour plusieurs secteurs du bassin aquitain », peut-on lire sur le site du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Et c’est heureux car nous l’avons tous constaté, souvent sans réel plaisir : le printemps 2012 n’a pas présenté les mêmes caractéristiques que son homologue de 2011.

La moitié des nappes sont d’un bon niveau

Si la situation est contrastée, la majorité des points suivis par le (BRGM) sont stables ou orientés à la hausse. L’amélioration de la situation est nette. A fin mai, le niveau des nappes est en hausse pour 38 % d’entre elles, en baisse relative pour 30 % et stable pour les 38 % restants. Aucune région n’est en baisse.

L’état de remplissage des aquifères progresse sensiblement pour afficher, pour la moitié d’entre eux, des valeurs égales ou supérieures à la normale en cette fin mai 2012. Il est assez contrasté : inférieur à la moyenne pour 51 % des points suivis, égal à la moyenne pour 27 % et supérieur à la moyenne pour les 22 % restants.

Des nappes restent inférieures à la normale

Parmi les nappes qui présentent une situation déficitaire on peut citer :

  • La nappe des sables du Maine ou de la craie de Touraine qui présentent des niveaux très inférieurs à la normale.
  • Les nappes alluviales de la Garonne amont et de ses principaux affluents qui n'ont pas bénéficié de pluies efficaces notables. Plus préoccupant, elles présentent par endroits des minimum jamais atteints. Mais elles ont quand même tendance à se stabiliser.

Des nappes ont atteint un niveau proche des normales

  • C’est le cas de la nappe de la plaine de l’Ain, de la nappe des cailloutis de la Dombes ou des nappes du Bas-Dauphiné.
  • Les régions montpelliéraines et nîmoises montrent une tendance à la hausse ou à la stabilisation des niveaux, suite aux précipitations significatives du mois de mai.
  • La nappe des calcaires jurassiques du Sud de la Vendée s’est rechargée de manière conséquente grâce aux fortes précipitations de la fin du mois d’avril à début mai.
  • La nappe des calcaires du Jurassique de Lorraine qui, du fait d’un début de mois de mai très pluvieux, a bénéficié d’une recharge notable.
  • La nappe du calcaire Jurassique du Berry a connu une hausse importante de niveau en lien avec les précipitations abondantes.

 


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