Peut-on opter pour la contraception définitive ?

Impayés : jusqu'à quand peut-on vous poursuivre ?

Pour ne plus avoir d'enfant, il existe un moyen radical et efficace qui concerne les femmes comme les hommes : c'est la stérilisation. La décision d'y avoir recours ne se prend pas à la légère !

En France, La stérilisation féminine reste minoritaire. En 2012, le taux de stérilisation est de 3,1 % entre 35 et 39 ans, de 8,5 % entre 40 et 44 ans et de 12,2 % après 45 ans. Moins de 4 000 hommes ont recours à la vasectomie.

Une méthode de contraception irréversible et efficace de 98 à 99 %

L'opération est encadrée par la loi du 4 juillet 2001, qui autorise la stérilisation à visée contraceptive "pour les hommes et les femmes majeurs et capables de donner un consentement éclairé".

Les techniques mises en œuvre ont pour objectif d'empêcher les spermatozoïdes de féconder un ovule. Elles garantissent aujourd'hui une efficacité de 98 à 99 % dans une très grande sécurité.

Quatre mois de réflexion

Cette méthode n'a d'intérêt que pour ceux et celles qui sont certains de ne plus vouloir d'enfant et à qui les moyens contraceptifs actuellement utilisables ne conviennent plus. Mais c'est une solution radicale. C'est pourquoi il faut prendre le temps de bien peser sa décision. Un délai de réflexion de quatre mois est d'ailleurs imposé par la loi.

Il faut savoir en effet que les stérilisations masculine et féminine sont presque toujours irréversibles. Si la reperméabilisation des trompes ou des canaux déférents est parfois possible, les grossesses qui en résultent sont extrêmement rares.

Pour éviter les regrets

Le médecin doit vous informer sur les risques et les bénéfices de la stérilisation définitive. Il doit évaluer votre motivation et s'assurer que ce moyen de contraception est bien adapté à votre cas. Il peut refuser l'intervention, mais il a l'obligation de vous adresser à un confrère.

Il vous demandera au préalable votre consentement écrit à la réalisation de l'intervention. Avant d'effectuer une vasectomie, il a l'obligation de proposer à l'homme une conservation du sperme, dans une banque du sperme (il existe des centres Cecos dans les grandes villes en France).

La stérilisation féminine : deux méthodes possibles

La méthode la plus connue et la plus répandue est la ligature des trompes. Elle consiste à obturer les trompes, sous anesthésie générale, à l'aide de fils non résorbables, de clips ou d'anneaux. Cette opération, réalisée autrefois après ouverture de l'abdomen ou par voie vaginale, se pratique aujourd'hui par voie cœlioscopique ou au cours d'une césarienne. Elle nécessite une hospitalisation de 48 heures au minimum. Elle n'est pas sans douleur ni sans danger.

Depuis 2002, la méthode Essure® reconnue par la Haute autorité de santé depuis 2007, sans anesthésie et beaucoup moins douloureuse, est proposée aux femmes. Il s'agit de placer à l'entrée du canal des trompes un implant, une sorte de ressort contenant des fibres de polyéthylène, autour duquel va se former un tissu fibreux, qui bouchera complètement les trompes au bout de trois mois.

On utilise un hystéroscope, système optique qui permet de visualiser la cavité utérine et d'intervenir par les voies naturelles, sans anesthésie.

Les avantages de cette méthode ne font plus de doute : absence d'anesthésie, absence d'incision et de cicatrice, intervention rapide (10 à 15 minutes), retour à une activité normale dans les deux heures qui suivent l'intervention.

Processus hormonal non modifié

L'efficacité de ce dispositif n'est complète qu'après un délai de trois mois, durant lequel il faut continuer à prendre une contraception. Un contrôle est ensuite obligatoire pour vérifier que les trompes sont bien bouchées (radiographie, échographie). Si la femme ne peut plus avoir d'enfant, le processus hormonal n'est pas modifié. Elle garde ses règles, celles qu'elle avait sans contraception.