Grosse fatigue : et si c’était la mononucléose ?

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Affection virale, la mononucléose est, dans la majorité des cas, une maladie bénigne. Mais elle fatigue beaucoup l’adolescent, qui doit se faire prendre en charge pour se remettre au plus vite.

La mononucléose infectieuse, souvent surnommée "maladie du baiser", car elle se transmet par la salive, est une infection bénigne causée par le virus d'Epstein-Barr. Ce dernier se développe à l'intérieur de certains globules blancs, les lymphocytes mononucléaires, d’où le nom de la maladie.

Elle est très contagieuse. La contamination peut se faire par un simple baiser, comme le veut la légende, mais elle se propage aussi par la toux, les expectorations, et par contact avec des objets contaminés, comme lorsqu’on boit dans le même verre qu’une personne infectée.

En France, chaque année, la maladie touche de 70 000 à 100 000 personnes, le plus souvent des adolescents et de jeunes adultes entre 15 et 25 ans. On estime qu’une personne sur sept a déjà eu la mononucléose sans s’en apercevoir.

Une intense fatigue et une profonde lassitude

Lorsqu’elle touche les enfants de moins de 10 ans, elle est généralement asymptomatique. Chez les adolescents, c’est une autre histoire.

Après une période d’incubation de une à quatre semaines, les premiers signes apparaissent : maux de gorge, fièvre, douleurs musculaires, perte d’appétit, et surtout une intense fatigue et une profonde lassitude.

Parfois, les ganglions lymphatiques, situés en arrière du cou, gonflent et deviennent très sensibles.

On remarque aussi une inflammation du foie et de la rate, qui peut alors atteindre de deux à trois fois sa taille normale. Dans de rares cas, ces symptômes peuvent se compliquer d’une pneumonie, d’une méningite, d’une affection pulmonaire, voire d’une jaunisse due à une atteinte hépatique.

Dépistez la mononucléose rapidement

Si votre adolescent se traîne toute la journée et se plaint en plus d’un mal de gorge, ne mettez pas son attitude sur le compte de la croissance ou d’une période scolaire difficile. Mieux vaut qu’il consulte rapidement son médecin traitant.

Les différents symptômes ne sont pas significatifs et peuvent parfois faire penser davantage à une angine qu’à une mononucléose. Le médecin pourra réaliser un prélèvement de gorge (test de diagnostic rapide), de façon à éliminer l’hypothèse d’une angine bactérienne.

Pour confirmer le diagnostic, il pourra prescrire un examen sanguin, le MNI-Test, réalisable dès les premiers jours de la maladie : les résultats, fiables dans près de 80 % des cas, sont disponibles en moins de 24 heures.

Afin d’écarter les faux résultats négatifs, le médecin pourra faire pratiquer un test sanguin - pour rechercher la présence d’anticorps spécifiques -, qui permet de confirmer la présence de mononucléose infectieuse.

Des antalgiques pour mieux passer le cap

Le diagnostic une fois posé, il est recommandé à l’enfant de ne plus partager sa nourriture et ses affaires, de protéger les autres de ses éternuements et, bien sûr, d’éviter les baisers.

Il n'existe, pour le moment, aucun traitement contre la mononucléose. Votre adolescent devra prendre son mal en patience, les symptômes disparaissant en trois à quatre semaines.

Pour l’aider à mieux passer le cap, le médecin pourra prescrire des antalgiques afin de diminuer le mal de gorge, des antipyrétiques pour remédier aux montées de température, et des corticoïdes en cas de déglutition douloureuse.

Les antibiotiques sont inutiles puisqu'il s'agit d'une maladie virale ; ils ne seront prescrits qu’en cas de surinfection bactérienne. En présence de ganglions, on pourra donner au patient un peu de cortisone.

La mononucléose ne récifive jamais

Quant à la fatigue, qui persiste longtemps après la disparition des signes de la maladie, il n’y a pas grand-chose à faire, si ce n’est de rester allongé le plus souvent possible et de dormir.

Dans les premières semaines de sa maladie, votre enfant risque de se sentir si fatigué qu’il sera dans l’incapacité de rester une journée à l’école.

Le mieux est donc de vous arranger pour qu’il puisse suivre ses cours à domicile. Pendant sa convalescence, la prise de vitamines pourra l’aider à se remettre plus rapidement sur pied.

Le rétablissement total de l’adolescent peut prendre jusqu’à six mois. Pendant toute cette période, il ne devra pas pratiquer de sport : une rupture de la rate, bien que très rare, est toujours possible.

Seule bonne nouvelle : la maladie ne récidive jamais ! L’anticorps développé lors de la première infection protège ensuite la personne toute la vie.

L’apport des médecines douces

Dès la confirmation de la mononucléose par la prise de sang, vous pouvez donner à votre ado cinq granules d’Ailanthus 5 CH et de Mercurius corrosivius 9 CH, en alternance toutes les heures, pendant quatre ou cinq jours.

Contre la fatigue, proposez-lui cinq granules de China 9 CH et de Kalium phopshoricum 9 CH, deux fois par jour, et cinq granules de Baryta iodata 9 CH pendant dix jours. Ce traitement aidera à le remettre sur pied.