Cet été, échappez à l'allergie solaire !

Comment se faire soigner à l'étranger ?

L'an dernier, vos vacances ont été gâchées par une éruption de petits boutons dès la première exposition au soleil. Vous craignez de les voir réapparaître cette année ? Voici quelques précautions à prendre pour éviter ce désagrément.

De plus en plus d'hommes et de femmes fuient le soleil : il provoque parfois une éruption de boutons ou de taches rouges qui les démangent.

Il s'agit d'une allergie solaire bien connue des dermatologues, la lucite estivale bénigne, qui ressemble parfois à de l'urticaire. Et même si elle est sans danger, elle empoisonne les vacances de nombreux "imprudents".

Allergie solaire : surtout les femmes

La lucite estivale bénigne touche principalement les femmes entre 15 et 35 ans. Le premier épisode survient le deuxième ou le troisième jour des vacances d'été, après une exposition au soleil intense et prolongée.

Cette allergie solaire saisonnière se manifeste tout d'abord au niveau du décolleté. L'éruption dure cinq à six jours, puis disparaît spontanément, à condition de rester à l'ombre.

Évitez les expositions solaires intenses et prolongées

Depuis quelques années, les spécialistes ont observé une réelle augmentation de ces lucites. Une hausse qu'une partie d'entre eux attribue à l'usage de produits antisolaires. En effet, les gens qui appliquent des crèmes solaires à indice de protection élevé s'exposent plus longtemps sans crainte d'attraper des coups de soleil.

Les coups de soleil sont le fait des ultraviolets B, les UVB. Mais si les crèmes solaires à indice de protection élevé filtrent 99 % de ces UVB, ils ne filtrent que partiellement les UVA, seuls responsables de la lucite estivale. Cette surexposition serait une des explications de l'augmentation des cas de lucite.

Une fois la lucite déclarée, ne vous exposez plus au soleil

Quoi qu'il en soit, la lucite s'aggrave avec le temps. Du décolleté, elle s'étend progressivement aux avant-bras, aux bras et même au visage. Elle dure de plus en plus longtemps, parfois pendant toutes les vacances.

Après plusieurs années, chez les plus sensibles, l'éruption peut même survenir au cours d'un simple week-end de mai, ou être déclenchée par des UVA en cabine de bronzage.

Une fois la lucite déclarée, ne vous exposez plus au soleil, tout du moins pendant la durée de l'éruption, portez des vêtements sur les zones à protéger, et n'hésitez pas à prendre le traitement prescrit par votre médecin : des médicaments contre l'inflammation et contre les démangeaisons.

Utilisez des protections solaires qui filtrent les UVA et les UVB

Il est encore plus indiqué de suivre les consignes d'une bonne prévention. Il faut s'exposer de façon progressive pendant 20 à 30 minutes maximum le premier jour, et à des moments où le soleil ne tape pas trop fort. Cette précaution est valable sur plusieurs années.

Utilisez des protections solaires qui filtrent les UVA et les UVB. De nouveaux filtres UVA sont désormais disponibles. Ces produits de prescription médicale ont un indice de protection maximal. Ils évitent l'allergie solaire à 60 %.

Mais attention ! Inutile de n'en mettre que les premiers jours, ou simplement quand le soleil brille. Il suffit d'oublier d'en appliquer une ou deux fois, même par temps gris, pour que les symptômes réapparaissent.

Béta-carotène ou PUVA thérapie ?

Autre possibilité, l'utilisation de médicaments, notamment de béta-carotène, en association avec des vitamines E, C et du sélénium.

Enfin, la PUVA thérapie, une photothérapie par rayons UV faite par les dermatologues. C'est une technique médicale qui se pratique en cabine.

Deux heures après la prise d'un médicament photosensibilisant, la personne reçoit des UVA à faible dose. Quinze séances sont nécessaires avant de partir en vacances, au rythme de 2 à 3 séances hebdomadaires.

Cette méthode contraignante et coûteuse doit être réservée aux formes sévères, qui échappent à tout autre traitement préventif.

Consultez la météo solaire

Chaque été depuis 1995, l'association Sécurité solaire met à la disposition du public son service météo solaire, qui renseigne sur l'indice UV prévu entre 12 heures et 16 heures, et donne des conseils pour se protéger efficacement des effets néfastes du soleil.

Bien qu'un nombre croissant de personnes semble de mieux en mieux informé sur les dangers du soleil, on ne répétera jamais assez que les ultraviolets peuvent endommager les cellules, provoquer des brûlures de la peau (coups de soleil) ou de la cornée (ophtalmie), et diminuent l'efficacité du système immunitaire.

Surtout, l'abus de soleil, outre le vieillissement précoce de la peau et du cristallin (cataracte), peut entraîner l'apparition de cancers cutanés.

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